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Diffamation de Florence Woerth : relaxe requise contre Montebourg et Joly

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La relaxe a été requise mardi pour Arnaud Montebourg et Eva Joly devant le tribunal correctionnel de Paris, qui les jugeait pour diffamation après une plainte déposée par Florence Woerth en marge de l'affaire Bettencourt .

Le parquet a également demandé la relaxe pour les journalistes de L'Express.fr et de Médiapart qui avaient rapporté en 2010 les propos de l'ancienne candidate verte à la présidentielle et du ministre du Redressement productif, qui était alors député PS dans l'opposition.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 15 janvier.

Montebourg assume ses propos

Arnaud Montebourg, présent à l'audience, n'a pas retiré un mot de la déclaration qui lui a valu ces poursuites.

En juin 2010, il avait déclaré à L'Express.fr : "nous avons un ministre du Budget, en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Liliane Bettencourt (héritière de L'Oréal)".

"Ce sont des propos que j'assume entièrement", a-t-il dit. "Ils sont extrêmement forts", mais "sont en rapport avec la réalité du dossier" et "étaient nécessaires" à cette époque, a-t-il estimé.

Le ministre a fait citer comme témoin un détective privé, qui a expliqué au tribunal avoir mené en Suisse une enquête prouvant, selon lui, que Florence Woerth n'était pas allée que deux fois dans ce pays comme elle l'affirme.

Florence Woerth n'était pas présente au procès. Son avocat, Antoine Beauquier, a accusé le détective de "faux témoignage".

Eva Joly, qui avait partiellement repris les propos d'Arnaud Montebourg, n'était pas présente à l'audience.