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Des militants de Greenpeace interpellés sur le site de la centrale de Cattenom

Les militants ont mené une action d'éclat en tirant un feu d'artifice au pied de la piscine de combustible usager. Le but? Dénoncer le risque nucléaire.

Des militants de Greenpeace ont été interpellés sur le site de la centrale de Cattenom, en Moselle, jeudi. Ils ont auparavant réussi à étendre une large banderole à l'effigie de l'organisation de défense de l'environnement, derrière l'enceinte intérieure de ce site sensible. Quelques fusées de feu d'artifice ont aussi été tirées, illuminant pendant "deux minutes et trente secondes", les installations de la centrale.

Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace Luxembourg, a expliqué à l'AFP que "vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé".

Il s'agissait, a expliqué Roger Spautz, d'attirer l'attention sur la "fragilité" des bâtiments avec piscine "qui ne sont pas protégés, contrairement aux bâtiments réacteurs". Il s'agissait également de "montrer que l'on peut s'introduire dans une centrale nucléaire".

Des militants de Greenpeace ont pénétré sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Lorraine), mais ont été "stoppés" par les gendarmes avant la "zone nucléaire", a indiqué EDF sur Twitter jeudi.

"Militants Greenpeace sur site. Stoppés par les gendarmes. Pas d'accès à la zone nucléaire. Pas d'impact sur la sûreté des installations", a tweeté EDF sur le compte de la centrale, installée à quelques kilomètres de la frontière du Luxembourg. Les militants affirment pour leur part sur Twitter avoir tiré un feu d'artifice "au pied de la piscine de combustible usagé".

La centrale de Cattenom a déjà attiré l'attention avec plusieurs incidents survenus en mai 2015 et en février et en juin dernier. "L'objectif est de marquer les esprits, montrer que c'est extrêmement fragile, accessible", a déclaré à France Info Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace. Le 10 octobre, Greenpeace avait produit un inquiétant rapport sur la sécurité des centrales nucléaires françaises. EDF avait immédiatement rejeté ces accusations, assurant que les centrales françaises étaient "sûres, bien surveillées et très bien protégées".

Selon des riverains, un important dispositif de sécurité était déployé autour du site, ce jeudi matin.

David Namias