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Crash de l'A320: des milliers de petits débris observés par hélicoptère

Il ne reste que des débris et des fragments de l'avion de la Germanwings

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L'enquête sur le crash de l'A320 de la Germanwings ne sera pas facilitée par le fait que l'avion a été pulvérisé en petits débris et la zone du crash est particulièrement difficile à atteindre.

Un bout d’une aile de l’Airbus, et un morceau de carlingue sur lequel on peut voir des hublots, c’est à peu près tout ce que l’on distingue, en hélicoptère, de l'avion de la Germanwings qui s'est écrasé dans les Alpes ce mardi. "Des images d'horreur", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères après avoir survolé la zone.

Le reste? Des milliers de débris et de fragments de l’appareil éparpillés sur près de quatre hectares avec un dénivelé qui atteint parfois 200 m. La recherche s'annonce complexe étant donnée la dispersion des débris de l'avion sur près de 4 hectares à flanc de montagne, dans une zone très difficile d'accès, située entre Digne et Barcelonnette, où l'appareil s'est comme pulvérisé.

"Les plus grands morceaux de corps que nous avons repérés ne sont pas plus grands" qu'un attaché-case, a déclaré mardi soir un enquêteur de la gendarmerie, revenu du site du crash. Parmi les innombrables débris, aucun gros tronçon de fuselage n'a été vu. "Seul le train d'atterrissage a pu être identifié", a ajouté un de ses collègues.

"C'était vraiment pulvérisé"

Jean-Christophe, agriculteur, est arrivé le premier sur place avec son quad en fin de matinée. Il a ensuite servi de guide aux gendarmes pour attendre les lieux. "Quand on arrive, ça refroidit", témoigne-t-il, encore sous le choc. "Il y avait un peu de fumée, pas trop non plus. Mais les bouts, c'était vraiment pulvérisé. L'avion, il n'y a vraiment plus rien. Moi, le plus gros morceau que j'ai vu c'est un mètre sur un mètre!", raconte-t-il.

Le médecin chef des pompiers des Alpes de Haute Provence confirme: "il n'y a pas grand chose qui permette d'identifier le fait que c'est un Airbus". Le secteur est très accidenté, particulièrement instable, composé de roches de schiste et d’argile, et de sables ravinés, avec des pentes de 60 à 70%. 

Comme l'explique le médecin chef des pompiers, "la piste la plus proche se trouve à 30 à 40 minutes de marche sportive. Et le secteur en lui-même est très accidenté".

Un secteur tellement vaste et difficile d’accès qu’il faudra au moins une semaine pour fouiller l’ensemble du site selon un responsable de la gendarmerie. 

A. D. avec Igor Sahiri