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Crash de l'A320: l'accès au site extrêmement difficile

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La carcasse de l’A320 qui s’est écrasé ce mardi dans les Alpes-de-Haute-Provence se trouve dans une zone montagneuse très pentue, difficilement accessible. Les conditions météorologiques pourraient empêcher les secours d'accéder au lieu du crash qui aurait fait 150 morts.

Aucun accès par véhicule n’est possible. L’avion de la Germanwings s’est écrasé ce mardi matin dans le massif des Trois-Evêchés, entre Barcelonnette et Digne-les-Bains. La carcasse de l’avion qui transportait 150 personnes a pu être localisée à 2.700 mètres d’altitude, dans une zone très escarpée et difficile d'accès, où les hélicoptères ne peuvent pas se poser.

La topographie des lieux rend l’accès aux secours impossible par la route. Il faut compter plus de trois heures pour s'y rendre à pied. "C'est une zone qui est enneigée, inaccessible pour des véhicules, mais qui a pu être survolée par des hélicoptères", a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies.

Reprise des recherches mercredi à 5h30

Le travail d'enquête sur la zone de l'accident de l'Airbus A320 de Germanwings près de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) reprendra mercredi matin à l'aube avec l'héliportage d'une trentaine d'hommes, a indiqué mardi un responsable de gendarmerie. "Une trentaine de gendarmes du PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) se rendra sur place entre 05H30 et 06H00. Ils sécuriseront la zone pour permettre aux enquêteurs et aux experts de travailler", a déclaré le lieutenant-colonel Jean-Marc Ménichini.

"Une caravane de 65 gendarmes est également partie dès ce soir pour chercher un accès pédestre. Ils vont bivouaquer sur place", a-t-il ajouté, précisant que cinq gendarmes étaient également restés sur place pour protéger la zone d'enquête. Il faudra "au moins une semaine" pour fouiller l'ensemble de cette zone qui est extrêmement vaste, a-t-il poursuivi.

Plusieurs hélicoptères de la gendarmerie sur place

Trois hélicoptères EC145, deux hélicoptères Ecureuil, deux Dragon de la sécurité civile ont été envoyés sur place mardi. Un Puma de l’armée de l’air qui transporte les experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) était également attendu après-midi. Grâce à ces moyens aériens, les premiers enquêteurs ont pu accéder sur les lieux du crash. Mais François Hollande le confirmait en début d'après-midi, "les secours ne pourront être apportés que dans quelques heures".

Par ailleurs, trois escadrons de gendarmerie mobile sont aussi mobilisés ainsi que 105 personnels de la gendarmerie de haute montagne (PGHM). D'après La Provence, 120 pompiers ont été envoyés en renfort vers le centre de commandement installé sur la commune de Seyne-les-Alpes. 

Les conditions météo se dégradent

Mais le travail des enquêteurs risque d'être particulièrement délicat. L'accès aux victimes et aux débris de l'appareil, déjà difficile d'accès en raison de l'altitude, pourrait se compliquer dans les heures qui viennent.

Si au moment de l’accident, qui aurait fait 150 morts, les conditions météorologiques étaient bonnes, elles risquent de se dégrader d'ici à la journée de mercredi. Des averses de neige sont en effet attendues dès mardi après-midi à partir de 2.000 mètres. Mercredi, les vents deviendront forts et la neige devrait tomber toute la journée dès 1.400 mètres.

Carole Blanchard