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Collision à Puisseguin: l'enquête durera plusieurs semaines

Les secours à proximité de Puisseguin, en Gironde, où un très grave accident de la route a fait au moins 42 morts, vendredi matin.

Les secours à proximité de Puisseguin, en Gironde, où un très grave accident de la route a fait au moins 42 morts, vendredi matin. - Témoin BFMTV

La collision frontale entre un car et un camion a fait vendredi matin au moins 43  morts, à Puisseguin, près de Libourne en Gironde.

L'ESSENTIEL

  • L'accident a fait au moins 43 victimes
  • Huit survivants dont le chauffeur ont échappé aux flammes
  • Le car transportait des personnes âgées
  • Un numéro vert a été mis en place: 0800 009 763

Au moins 43 personnes ont trouvé la mort dans une collision à 7h30, vendredi matin, entre un car et un camion sur une route départementale, à Puisseguin, près de Libourne en Gironde, a indiqué un responsable des pompiers.

La plupart des victimes sont des passagers de l'autocar. Le conducteur du bus a réussi à échapper aux flammes non sans avoir eu le réflexe d'ouvrir les portes du véhicule, permettant à certains de s'extirper in extremis de la carcasse, selon le maire de Puisseguin. Les deux véhicules se sont embrasés lors du choc frontal survenu sur une route étroite, dans un virage. Le camion était en travers de la route, placé de telle sorte que l'autocar n'a pu l'éviter. 

Il s'agit du pire accident depuis 1982 dans lequel 53 personnes avaient péri.

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23h30 - Le drame à la Une de plusieurs journaux samedi

Plusieurs journaux, dont Libération, Le Parisien, Le Figaro, Ouest France ou encore le Dauphiné Libéré, ont choisi de mettre l'accident de Puisseguin à la Une leur édition de samedi.

23h - L'un des rares rescapés raconte: "le feu a démarré comme un éclair"

"On roulait depuis seulement un quart d'heure à une allure modérée et tout est allé très vite", raconte au Parisien Jean-Claude Leonardet, l'un des rares rescapés de l'accident, de retour à son domicile.

"Comme on était assis au milieu du car (avec son épouse Josette, hospitalisée à Bordeaux, Ndlr), je n'ai rien vu des circonstances de l'accident. J'ai simplement ressenti l'impact. Le car est resté debout mais le plus impressionnant, c'est que le feu a démarré tout de suite. C'était comme un éclair", ajoute-t-il. 

A ce moment là, il réussit à sortir par la porte au milieu du car, indique le quotidien. "Au départ, comme on était dans le noir, je n'ai pas vu ma femme. J'ai crié "Jojo, Jojo" mais heureusement elle m'a tout de suite répondu, elle était à mes côtés", dit-il.

Accompagné du jeune automobiliste qui a assisté à l'accident et s'est arrêté derrière le bus pour porter secours, il retourne dans le véhicule en feu pour porter secours aux autres passagers. "On est retourné pour tirer deux personnes qui étaient coincées dans les marches et n'arrivaient pas à sortir. Je ne sais pas comment j'ai fait mais j'avais l'impression que mes forces étaient décuplées", se souvient-il. "Mais on n'a pas pu y retourner car le feu et la fumée envahissaient tout. Ça pétait de partout : les pneus, les vitres... Il n'y avait plus rien à faire."

22h - Le maire de Puisseguin confie son émotion

"Depuis ce matin, nous sommes dans l’émotion. On pense beaucoup aux familles des victimes, aux gens qui sont à l’hôpital et qui souffrent", a dit Xavier Sublett, le maire de Puisseguin, le visage grave sur BFMTV. "Evidemment on pense plus particulièrement à cet enfant de trois ans dont la mort nous a été confirmée en fin de journée. Et puis à ce jeune (un automobiliste qui a assisté à l'accident et est sorti de son véhicule, Ndlr) qui est intervenu pour briser une glace et permettre de sauver des personnes supplémentaires, par rapport à ce qui avait dejà été commencé par le chauffeur et qui a permis de sauver quelques vies sur les dizaines qui ont été supprimées."

"La cellule psychologique mise en place a arrêté son activité ce soir à 20 heures et reprendra demain matin à 8 heures pour prendre en charge une situation qui bien entendu nous dépasse", a-t-il indiqué.

21h30 - La présidente de la ligue contre la violence routière réclame "des boîtes noires" dans tous les véhicules

"Nous demandons qu'il y ait dans tous les véhicules sans exception cette fameuse boîte noire", sur le même principe que celle qui se trouve dans les avions, explique Chantal Perrichon, présidente de la ligue contre la violence routière, sur BFMTV. "On le voit bien sur les accidents d'avions, ou dans les paquebots, dans les trains, il y a toujours cette boîte noire."

"Il faut imaginer qu'il y a un questionnement absolument torturant pour les familles, pour avoir quelques éléments d'informations très très vite. Et on sait que la boîte noire c'est en quelque sorte l'ADN de l'accident, donc savoir ce qu'il en était de la vitesse et de plusieurs autres paramètres", fait-elle valoir. "Cette boîte ne peut pas flamber, aurait été préservée en quelque sorte, et il y aurait déjà eu quelques informations pour répondre ne serait-ce qu'aux questions des familles". 

20h45 - Une chapelle ardente ouverte toute la nuit à Puisseguin

La chapelle ardente installée à Puisseguin, où s'est produit le drame, va rester ouverte toute la nuit pour les habitants de la ville ou des alentours qui souhaitent se recueillir.

20h35 - Le président de la Fédération nationale des transports de voyageurs s'étonne lui-aussi de l'embrasement du car.

Interrogé sur BFMTV, Michel Seyt, le président de la Fédération nationale des transports de voyageurs, a expliqué ce qui pourrait, selon lui, avoir causé l'embrasement du car après le choc avec le camion. "Un autocar a un moteur situé à l'arrière donc le point le plus chaud se situe à l'arrière", détaille-t-il. Mais les réservoirs de carburants sont situés à l'avant. "Le camion (...) a également un réservoir de carburant qui est situé à l'avant-latéral, du côté où malheureusement le choc a eu lieu", avance-t-il comme hypothèse.

Michel Seyt a également tenu à saluer le "courage" dont a fait preuve le chauffeur du car. "Il a eu ce reflex, malgré la violence du choc, et malgré ses blessures, d'appuyer sur le bouton" pour ouvrir les portes permettant à certains passagers de sortir.

19h25 - L'"identification" des victimes est la priorité pour l'heure

Christophe Auger a insisté sur la priorité de l'enquête: "l’identification des victimes dans les délais les plus rapides qu’il soit pour les familles". Ce travail a été confié à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et l'institut médico-légal de Bordeaux. Celle-ci va se dérouler en deux étapes: relever les traces ADN, les empreintes dentaires ou encore des restes de vêtements ou de bijoux sur les corps carbonisés, puis collecter auprès des familles les effets personnels des victimes. La route sera bloquée "trois jours" pour les besoins de l'enquête. "Il faudra compter trois semaines pour l'identification formelle des victimes", abonde le colonel Patrick Touron, de l'IRCGN.

Ce point-presse a également permis de faire le point sur l'état de santé des rescapés et notamment le chauffeur du car. Ce dernier n'est plus hospitalisé et a pu être entendu par les enquêteurs. Il "a fait des déclarations qui laissent penser que le camion n'était pas totalement sur la voie"."Il y a eu un choc" et "il y a eu ensuite un feu". Le procureur précise que les victimes sont mortes dans l'embrasement.

"Il est bien évidemment impossible et prématuré que d’envisager une quelconque responsabilité pénale", a-t-il insisté.

19h20 - Le procureur de Libourne fait état de "41 à 42 victimes" dans le car lors d'une conférence de presse

Le procureur de Libourne a dressé un bilan encore provisoire après la collision entre le camion et le car. "Nous déplorons le décès de 41 ou 42 personnes passagers du bus, ainsi que les décès du chauffeur du poids-lourd et d’un enfant qui ont péri dans la cabine", a détaillé Christophe Auger, confirmant que l'enfant était le fils du chauffeur du camion.

Le procureur explique ne pas pouvoir donné un bilan "de façon certaine, des investigations portent actuellement sur une personne pour savoir si elle était présente ou non dans le bus au moment de l'accident. "Il nous faut des éléments d'information qui permettent de dire que les personnes qui étaient prévues pour ce voyage sont bien les personnes qui étaient présentes dans le bus", précise-t-il.

19h10 - "Les familles ont droit à la vérité", promet sur BFMTV Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat en charge du Transport.

Après s'être rendu sur les lieux du drame, aux côtés de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, Alain Vidalies a tenu à préciser certaines informations. "L'état de la route était bon, je l'ai fait vérifier par mes services, il n'y a eu aucun accident depuis cinq ans", précise le secrétaire d'Etat en charge des Transports. 

"Il va y avoir des expertises", insiste-t-il. "Il faut faire attention aujourd'hui à apporter des réponses définitives à une question qui est juste 'pourquoi un tel embrasement'", prévient le secrétaire d'Etat.

Ce dernier a toutefois jugé "assez médiocres" les déclarations du député EELV Noël Mamère, mettant en cause la loi Macron.

19h00 - Trois blessés sont hospitalisés au CHU de Bordeaux, un autre au centre hospitalier de Libourne.

Parmi les huit rescapés de cet accident tragique, quatre sont toujours hospitalisés. L'un d'entre eux se trouvent toujours au centre hospitalier de Libourne (Gironde). Son état n'est pas critique. Trois autres ont été transférés au CHU de Bordeaux, qui accueille le service des grands brûlés pour le Sud-Ouest. 

Un des rescapés se trouve en soins intensifs, mais son pronostic vital n'est pas engagé. Deux autres sont hospitalisés au service grands brûlés. Leur pronostic vital est jugé favorable.

18h30 - Le Pape a envoyé un message aux familles des victimes

Dans un message transmis à l'archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, le pape François a dit "s'associer par la prière à la peine des familles endeuillées". "Il exprime sa proximité spirituelle aux personnes blessées et à leurs familles, ainsi qu'aux secouristes", écrit le cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d'Etat du souverain pontife.

18h20 - Le camion roulait en direction de l'Orne

D'après nos informations, le chauffeur du camion venait de livrer sa marchandise de bois et s'apprêtait à rentrer dans l'Orne. Le père et l'oncle de ce conducteur, âgé d'une trentaine d'année, ont été entendus par les gendarmes.

La victime et son père dirigeait une petite entreprise familiale qui emploie une dizaine de salariés. La société Transports Michel Alexandre est basée à Saint-Germain-de-Clairefeuille, située à une trentaine de minutes d'Aleçon. La famille du conducteur est effondrée.

18h00 - Le village de Petit-Palais rend hommage aux victimes

Une cérémonie se déroule dans l'église de Petit-Palais, qui paie le plus lourd tribu dans cet accident avec 28 victimes dans ce village qui compte environ 750 habitants. "C'est comme si aujourd'hui notre village avait perdu toute une génération", confiait une habitante à BFMTV.

17h50 - Une cérémonie en hommage aux 43 victimes s'est tenue à Puisseguin

Un cérémonie à huis-clos s'est déroulée à Puisseguin, la commune où s'est déroulé le drame, indiquent nos confrères de France Bleu Gironde. 43 bougies ont été allumées en hommage aux victimes.

17h30 - "Chaque Français est interpellé", détaille Stéphane Gicquel, président de Fédération nationale des victimes d'accidents collectifs.

"C’est un choc terrible, confie-t-il sur BFMTV. Sans doute chaque Français est interpellé car cette catastrophe intervient dans la banalité d’un geste quotidien qui consiste à faire un déplacement en car."

Pour lui, "cet embrasement rapide est un élément assez surprenant". Cela va compliquer l'identification et "les familles ne peuvent pas avoir la certitude de récupérer le corps des leurs". "C’est le drame dans la catastrophe", poursuit-il. Stéphane Gicquel insiste sur l'accompagnement qu'il faudra apporter à ces proches. 

16h50 - Trois entreprises autour du camion

Selon nos informations, la remorque du camion appartenait à l'entreprise Michel Morin à Louverné, en Mayenne. Le chauffeur était lui employé par l'entreprise Transports Michel Alexandre, basée dans l'Orne. Enfin, la cabine du véhicule était exploité par une troisième société. L'autocar appartenait lui à Voyage Vincent qui a organisé l'excursion des retraites et qui employait le chauffeur.

16h40 - Les matches de Ligue 1 et de Ligue 2 débuteront par une minute de silence

La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé qu'une minute de recueillement serait observée sur les terrains avant le coup d'envoi des matches de Ligue 1 et Ligue 2 en hommage aux victimes de la collision.

16h30 - La totalité des corps est encore dans l'autocar

Les corps des 41 victimes qui ont péri dans l'autocar se trouvent toujours dans la carcasse du véhicule. L'extraction des corps devrait prendre trois jours. La chaussée sera immobilisée le temps de cette opération

Selon le colonel de gendarmerie Ghislain Réty, l'identification devrait débuter "progressivement à partir de samedi matin". Ce travail minutieux va être mené par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). De l'ADN va être prélevé sur les corps carbonisés, celui-ci serait vérifié et comparé avec les effets personnels des victimes obtenus auprès des familles. Cette tâche pourrait prendre plusieurs jours.

16h20 - Jean-Luc Gleyze, président du Conseil général de Gironde, indique sur BFMTV que la route était en parfait état.

"La route est très bien entretenue, le revêtement a été réalisé en 2011", assure le président du Conseil général. "La signalétique est en place", poursuit-il, ajoutant que "la route est sinueuse, comme beaucoup dans ce secteur".

Jean-Luc Gleyze explique que les deux véhicules pouvaient parfaitement se croiser sans encombre.

Le président du Conseil général est revenu sur l'émotion qui a envahi la région. "Dans un village lorsqu'il y a sept familles qui sont touchées (...) c'est tout le village qui est sonné, bouleversé et les maires le sont également puisqu'ils ont la douleur d'annoncer aux familles les décès de leur proche", confie-t-il.

15h50 - Gérard Feldzer, consultant transport, assure sur BFMTV qu'"il y aura un avant et un après" de drame de la route.

"Un accident, c’est toujours pareil c’est la conjonction de plusieurs événements: il y a eu le manque de visibilité, le fait que le camion se mette au milieu de la route au moment où le bus arrive, cette route est considérée comme un point noir des infrastructures et puis cet embrasement", détaille le spécialiste.

Selon Gérard Feldzer, il va falloir que l'emplacement des réservoirs d'essence soient "probablement" revus. Concernant l'enquête, il faudra aussi se concentrer, selon le spécialiste, sur le temps de réaction du conducteur du bus. "Une seconde, c’est 15 mètres donc ce n’est pas suffisant pour stopper une masse pareille", commente Gérard Feldzer.

Il confirme toutefois que "l'autocar est 10 fois plus sûr que la voiture" quand on multiplie le nombre de kilomètres par le nombre de voyageurs. "Mais il est très difficile de faire croiser deux largeurs aussi importantes", consent le spécialiste, qui estime qu'il faudrait réfléchir "à des signalisations par anticipation".

15h30 - La gendarmerie confirme lors d'un point presse le bilan de 43 victimes. Le 43e mort est un "enfant de trois ans", "le fils" du camionneur.

La gendarmerie atteste encore que le camion "était vide". Il "se serait déporté" (le colonel Réty insiste sur l'utilisation du conditionnel) sur le côté opposé de la route. L'attitude "héroïque" du chauffeur de l'autocar et l'aide procurée par un automobiliste arrivé sur les lieux peu après la collision sont aussi confirmées. 

Quelque 250 gendarmes sont encore mobilisés et l'enquête pourrait durer "plusieurs semaines" voire "plusieurs mois". Les causes de l'accident ne sont pas encore formellement déterminées et "l'explosion" d'un réservoir d'essence n'est pas encore certaine. Le gendarme explique "que ce genre d'embrasement est assez rare" alors qu'en l'espèce "l'ensemble est parti dans un grand brasier".

Toujours selon la gendarmerie, le chauffeur du camion et son fils sont originaires "du 53", soit le département de la Mayenne.

15h10 - Selon nos informations, un enfant est décédé dans la collision. Le bilan de l'accident passe à 43 morts. Cette dernière victime identifiée serait le fils du chauffeur du camion. Il a été retrouvé dans la cabine du poids lourd qui circulait à vide.

14h50 - Les corps calcinés vont être installés dans une chapelle ardente. Une cellule psychologique prend en charge les proches des victimes.

14h30 - Un transporteur connu. Sylvie Milhard, vigneronne qui vit dans la commune de Petit-Palais et qui a perdu deux proches dans l'accident explique que les transports Marchesseau "ont l'habitude de prendre des petites routes pour faire les transports d'enfants". Elle confirme une présence importante de "camions qui viennent de partout, y compris de l'étranger.

14h - Le député PS Florent Boudié a raconté à BFMTV l'aide qu'aurait apportée un automobiliste. Après avoir confirmé que, selon les dires du chauffeur de l'autocar, le camion était à l'arrêt, le député de Gironde a évoqué, mais "sans avoir pu le vérifier", l'aide d'une tierce personne. Un automobiliste aurait prêté main forte au chauffeur du car rescapé, dont la conduite est décrite comme "héroïque", pour extirper des personnes du véhicule, brisant avec lui des vitres.

Florent Boudié a aussi confirmé que le camion qui roulait "à vide" était sur le côté gauche de la route et que la "voie était large et en bon état". La chaussée avait en effet été refaite en 2011.

L'élu a par ailleurs indiqué que la liste des victimes était maintenant arrêtée. Vingt-huit d'entre elles seraient originaires de Petit-Palais.

13h40 - Images aériennes de la zone de la collision. BFMTV a pu survoler en hélicoptère, ce vendredi, la zone de l'accident. Les deux carcasses brûlées des deux véhicules impliqués dans l'accident sont dans un virage en descente au milieu des arbres sur la commune de Puisseguin. Le choc a été frontal sur la partie gauche de la route, a constaté notre reporter Maxime Cogny à bord de l'hélicoptère.

13h15 - Minute de silence à l'Assemblée nationale. Les députés observent une minute de silence dans l'hémicycle de l'Assemblée, après l'accident de car en Gironde qui a fait 42 morts. "C'est un accident dramatique, catastrophique", déplore la ministre de la Santé Marisol Touraine, demandant cette minute de silence dans "le lieu de rassemblement de la communauté nationale".

Les députés observent une minute de silence dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Les députés observent une minute de silence dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. © Public Sénat

12h40 - Valls: "Un choc terrible pour la France". "Nous voulons exprimer notre peine, notre compassion et notre soutien à l’ensemble des familles, des proches des victimes", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, en déplacement à Puisseguin avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. "C’est un choc terrible pour la France. Et aujourd’hui, la France et les Français sont en deuil".

"Afin de faire toute la lumière sur les causes de cet accident, les experts de l'Institut de recherche de la gendarmerie ont été immédiatement dépêchés sur les lieux, et l'enquête, sous l'autorité du procureur, commence immédiatement", dit le Premier ministre.

12h30 - Le point sur l'enquête à la mi-journée. Quelque 200 gendarmes sont encore mobilisés sur le terrain de l'accident qui a fait 42 morts et quatre blessés graves, vendredi matin. Une quarantaine se dédient à l'enquête judiciaire. La section de recherches est saisie de l'enquête.

Les gendarmes sur place reçoivent aussi le renfort de l'Unité de gendarmerie de l'identification des victimes, arrivée de région parisienne.

Deux priorités sont fixées:

  • Identifier les victimes. Des relevés d'ADN vont être pratiqués sur les corps. Les échantillons recueillis seront comparés à ceux des proches des victimes. Les effets personnels encore intacts tels que les bijoux en métal seront aussi inventoriés.
  • Déterminer les circonstances de l'accident. Les auditions des témoins, y compris celle du chauffeur du car, se poursuivent. Les trajectoires des deux véhicules sont analysées. Il s'agit de confirmer ou non que le camion était à l'arrêt. Les "mouchards" équipés de systèmes GPS, dont les véhicules sont vraisemblablement pourvus, livreront peut-être des informations.

12h15 - Car affreté par la société Marchesseau. France Bleu révèle que le car "aurait été affrété" par la société Marchesseau, en Gironde. Les passagers étaient issus de différents clubs du troisième âge de la région.

11h50 - Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Alain Vidalies arrivent sur les lieux du drame.

11h47 - Hollande: "Une catastrophe, le mot n'est pas trop fort". Le président a indiqué en préambule de son intervention en Grèce que "le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et le ministre des Transports sont sur place". François Hollande a remercié le Premier ministre grec Alexis Tsipras de la "solidarité" dont il "a fait preuve". "Nous devons partager le chagrin, mais également tout connaître des circonstances de cet accident", a expliqué le président.

Relancé sur le sujet au cours de la conférence de presse, le président a dit qu'il se rendrait "le moment venu" sur les lieux. Il doit aussi faire un point vendredi soir sur la situation.

11h45 - Mamère craint "d'autres accidents". "Si on accepte la multiplication des circulations des transports par autocar sur des routes qui sont en mauvais état, on aura d'autres accidents, d'autres déconvenues et d'autres drames", a affirmé sur BFMTV le député EELV, originaire de Libourne, ville située à quelques kilomètres des lieux de l'accident.

11h40 - Un riverain se dit "pas étonné" par cet accident. "C'est très dangereux. Déjà en voiture, c'est très dangereux, on a tendance à le couper parce qu'il déporte. D'un côté, il y a un genre de petit ravin avec des vignes, et de l'autre, il est en équerre donc on ne voit pas la sortie du virage et qui vient en face. Et il n'est pas indiqué comme dangereux, il n'y a pas de panneaux 'danger'. C'est un peu à l'aveugle", explique Stéphane qui habite à 500 m du lieu du drame.

11h30 - Les blessés graves sont héliportés. Selon le préfet de Gironde, ils sont ainsi transportés vers le CHU de Bordeaux. Deux d'entre eux sont entre la vie et la mort.

11h15 - Alain Rousset suspend sa campagne. Le socialiste, "candidat à la présidence de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, a décidé de suspendre sa campagne électorale jusqu’au lundi 26 octobre 2015", explique le communiqué. Le candidat exprime aussi sa "vive émotion" et "associe sa douleur à celle des proches des victimes".

11h10 - Le chauffeur du car a survécu. Selon le maire de Puisseguin, Xavier Sublett, a confirmé sur BFMTV que le chauffeur de l’autocar fait partie des survivants. Le conducteur du camion, lui, n’a pas eu cette chance.

Un médecin a recueilli son témoignage. Le docteur Flipot a expliqué à Europe 1 que le chauffeur "très choqué" a "réussi à ouvrir les portes et des passagers ont pu quitter le bus". "Lui, au péril de sa vie, puisque les flammes l’ont léché, il a réussi à évacuer quelques personnes", poursuit le médecin.

11h - Prise en charge des rescapés. Les survivants ont été conduits dans un poste médical avancé aménagé dans une salle des fêtes, a précisé le docteur Eric Tentillier, responsable du Samu de Bordeaux, à BFMTV.

10h50- Photo exclusive d'un témoin BFMTV.

Photo exclusive d'un témoin BFMTV sur le lieu de l'accident.
Photo exclusive d'un témoin BFMTV sur le lieu de l'accident. © Témoin BFMTV.

10h40- "Ma femme est une miraculée". François Decauze, président du Club de marche dont faisaient partie la majorité des victimes a expliqué sur BFMTV que sa femme qui "normalement devait partir" a renoncé l'avant-vieille à ce voyage pour rester auprès de sa belle-mère opérée de la cataracte.

Ancien enseignant qui empruntait régulièrement cette route étroite, il estime que l'axe est de plus en plus encombré par des camions roulant à vive allure.

10h35 - Un automobiliste passé quelques minutes avant témoigne. RMC a recueilli le témoignage de Nicolas, un automobiliste qui a emprunté la route 123 quelques minutes après la collision mortelle entre un car et un camion près de la commune de Puisseguin, en Gironde. Il décrit "une scène de guerre".

10h30 - Les familles des victimes arrivent sur place. D'après le journal Sud Ouest, la maire du Petit-Palais, Patricia Raichin a perdu trois membres de sa famille dans le drame.

10h20 - Sarkozy fait part de son "effroi" et de son "émotion".

10h15 - Un numéro vert est mis en place, indique la préfecture. Il s'agit du 0800.009.763.

10h05 - La gendarmerie demande à libérer les voies d'accès au site. La gendarmerie lance un appel pour dégager les axes environnants. La départementale est déviée entre Puisseguin et Saint-Genès-de-Castillon.

Le camion impliqué dans l'accident transportait du bois. Une cargaison qui recèle une grande force d'inertie.

10h - Le ministère de l'Intérieur évoque quatre blessés graves. Pierre-Henry Brandet a évoqué sur BFMTV deux personnes gravement brûlées et deux traumatisés crâniens. "Le bilan pourrait s'alourdir dans les heures à venir", a-t-il précisé. Quatre personnes et non trois comme indiqué précédemment sont indemnes ou légèrement blessées.

Le "plan Orsec" est mis en place, précise également le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

9h55 - Témoignage RMC d'un proche d'une victime. Serge, voisin et ami de Michel, ancien maire de cette commune qui préside le club du troisième âge, et dont l'association avait affrété ce car réagit: "J'ai appris la nouvelle en même temps que tout le monde. C'est mon plus proche voisin, c'est un membre de la famille quasiment. J'ai vu la colonne de fumée ce matin quand je me suis levé ce matin, je pensais que c'était un simple incendie, mais je ne pensais pas que ce pouvait être un accident de cette ampleur et qui nous concernait de si près".

9h50 - Christiane Taubira et Manuel Valls expriment leur émotion et leur solidarité envers les victimes.

9h35 - Une cellule de crise est mise en place. Soixante-dix pompiers et secouristes sont encore sur place, appuyés par 21 véhicules. Le car était parti de la commune de Petit-Palais et se rendait dans le Béarn pour une excursion. Les victimes faisaient partie du club du troisième âge du village selon la maire du village.

Itinéraire du car.
Itinéraire du car. © BFMTV

9h30 - Alain Juppé indique qu'il se rend à son tour sur les lieux. 

9h30 - Cazeneuve, Valls, Vidalies attendus sur place. Bernard Cazeneuve doit arriver sur les lieux du sinistre vers 11 heures. Il sera accompagné du ministre des Transports Alain Vidalies et de Manuel Valls.

9h25 - Cinq blessés légers et 3 personnes indemnes. C'est le nouveau bilan donné par la préfecture qui précise que la cinquantaine de personnes se rendait dans les Landes. Les personnes indemnes auraient utilisé les marteaux de sécurité pour briser les vitres.

9h20 - François Hollande réagit depuis Athènes. "Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie", déclare François Hollande.

9h10 - Le bilan s'établit à 42 victimes. Le choc a été tellement violent que les véhicules ont pris feu. Huit survivants auraient réussi a échapper aux flammes. Leur état n'est pas encore connu.

9h - Peut-être cinq survivants selon Sud Ouest. Selon le journal, le choc aurait eu lieu vendredi matin à 7h30. Les secours ont indiqué qu'il n'y aurait que cinq survivants. Les victimes seraient des personnes du troisième âge qui partaient en voyage.

David Namias et Justine Chevalier