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Carlton de Lille: DSK renvoyé en correctionnelle avec 13 autres mis en examen

L'ancien chef du FMI  Dominique Strauss-Kahn, à Belgrade, le 17 septembre 2013.

L'ancien chef du FMI Dominique Strauss-Kahn, à Belgrade, le 17 septembre 2013. - -

La cour d'appel de Douai a confirmé mercredi 18 décembre le renvoi en correctionnelle de 14 personnes, dont DSK, dans l'affaire du Carlton de Lille.

Dominique Strauss-Kahn n'en a pas fini avec la justice. La cour d'appel de Douai dans le Nord, saisie par quatre des quatorze mis en examen dans l'affaire du Carlton de Lille qui souhaitaient être jugés devant les assises, a confirmé mercredi leur renvoi en correctionnelle, a annoncé le parquet général.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai "a rejeté les appels et confirme l'ordonnance entreprise", renvoyant 14 personnes, dont l'ancien patron du FMI, pour "proxénétisme aggravé en réunion" et une quatorzième pour "complicités d'escroqueries et d'abus de biens sociaux" devant le tribunal correctionnel de Lille, a déclaré le parquet général de Douai.

L'arrêt rendu mercredi est conforme aux réquisitions du parquet général, qui n'avait pas interjeté appel, tout comme le parquet de Lille, de l'ordonnance signée par les juges le 26 juillet.

Estimant que la procédure du Carlton, ouverte et instruite sur une qualification criminelle de "proxénétisme aggravé en bande organisée", devait être jugée devant les assises, quatre mis en cause avaient fait appel.

Une démarche rarissime

Les avocats de Dominique Alderweireld, alias "Dodo la Saumure", un tenancier français de salons de massage en Belgique, et sa compagne Béatrice Legrain, de René Kojfer, l'ancien chargé des relations publiques du Carlton, et de David Roquet, ex-directeur d'une filiale du groupe de BTP Eiffage, avaient plaidé pour un procès aux assises dans "un souci de logique et de cohérence".

Leur démarche, même si elle est prévue par l'article 186-3 du code de procédure pénale, est rarissime, car la peine encourue est plus lourde aux assises qu'en correctionnelle, vingt ans de prison et trois millions d'euros d'amende dans le premier cas, dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende dans le second.

Leur décision de faire appel n'avait pas été suivie par les autres mis en examen, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, en faveur duquel le procureur de Lille avait requis un non-lieu le 11 juin.

Les appelants ont toujours la possibilité de former un pourvoi en cassation, dans un délai de cinq jours.

E.B. avec AFP