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Car percuté à Millas: le pronostic vital de six victimes est encore engagé

Ce vendredi soir, le procureur de la République de Marseille, en charge de l'enquête sur la collision ayant fait au moins cinq morts entre un car scolaire et un train à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, jeudi, s'est exprimé devant la presse.

Jeudi, un train TER éventrait un car scolaire à hauteur d'un passage à niveaux dans la commune de Millas, dans les Pyrénées-Orientales, faisant au moins cinq morts parmi les élèves. Le pôle accidents collectifs du tribunal de grande instance de Marseille s'étant saisi du dossier, c'est le procureur de Marseille, Xavier Tabareux, qui a la charge de l'enquête judiciaire. Ce vendredi soir, le magistrat s'est adressé à la presse lors d'une conférence.

Aucun des véhicules ne roulait trop vite

Il a d'abord fait le point sur le bilan établi pour le moment: "24 personnes ont été impliquées dont cinq sont malheureusement décédées. Un enfant âgé de 11 ans est mort cet après-midi", a-t-il dit. "Le pronostic vital de 6 victimes est encore engagé", a-t-il poursuivi. Il a également signalé que trois avaient cependant pu quitter l'hôpital et rejoindre leurs familles ce vendredi. 

Rappelant que l'enquête en flagrance avait été ouverte pour homicides et blessures involontaires, il a abordé le fond du dossier. Il a précisé que "deux conducteurs se trouvaient dans la motrice du TER dont un stagiaire en formation". Ces derniers ont été soumis à des tests de dépistage d'alcoolémie et de stupéfiants et ceux-ci se sont avérés négatifs. Le train roulait à 75 km/h dans une zone où il est autorisé d'adopter une vitesse de 100 km/h. Concernant le car scolaire, le procureur de Marseille a ajouté:

"La configuration des lieux exclut une vitesse excessive du bus."

Les témoignages évoquent majoritairement des barrières fermées 

La conductrice du car n'a pas encore pu être entendue. Le magistrat a cependant remarqué qu'un test avait montré qu'elle n'était pas sous l'emprise de l'alcool au moment des faits. Opposant le gérant de la société propriétaire du car et la SNCF, la question de l'ouverture, ou au contraire de la fermeture, des barrières du passage à niveaux où a eu lieu le drame est au coeur de l'enquête.

"Les témoignages ne sont pas tous concordants mais très majoritairement en faveur de barrières fermées", a noté le procureur de la République.

Il a refusé de s'engager davantage dans ce volet de l'enquête mais, évoquant la poursuite d'auditions dans les jours à venir, il a annoncé qu'on procéderait prochainement à des contrôles portant sur le barriérage et les feux de signalisation. 

Robin Verner