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Brûlé pendant son interpellation: une information judiciaire ouverte pour "blessures involontaires"

Le jeune homme a été brûlé au second et au troisième degrés.

Le jeune homme a été brûlé au second et au troisième degrés. - Capture BFMTV

Le jeune homme a été brûlé au second et troisième degré lors de son interpellation. Les policiers affirment que l'individu était "virulent" au moment des faits l'obligeant à le maintenir au sol.

Il a gardé les séquelles de son interpellation pendant de longues semaines. Le parquet de Versailles a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois" et pour "non-assistance à personne en danger" afin de déterminer les circonstances dans lesquelles un jeune homme a été blessé lors de son interpellation le 7 novembre dernier à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines.

Selon les dire du jeune homme, son interpellation a eu lieu dans la cité du Val-Fourré. Lors d'un contrôle d'identité, il aurait été menotté puis frappé, insulté avant d'être plaqué au sol. C'est là qu'il aurait été brûlé au second et troisième degré par un chauffage défectueux. La victime assure avoir alerté les policiers qui auraient ignoré ses cris. Après le dépôt d'une plainte pour "violences policières à caractère raciste", le parquet de Versailles a ouvert une enquête confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Version contradictoire

De leurs côtés les policiers ont évoqué un individu "très virulent", obligeant à le coucher dans le fourgon, lors de son interpellation pour "outrage et rébellion". "Arrivés au commissariat quand on lui a fait sa fouille de sécurité pour la mise en garde à vue, on a vu que les mains étaient abîmées et il (l'interpellé) a retiré un bracelet bijou qu"il avait au poignet. en l'enlevant, ça a retiré de la peau et fait saigner", a expliqué une source policière à BFMTV.

Les conclusions de ces investigations n'ont pas été rendues publiques mais le parquet a décidé de poursuivre la procédure en ouvrant cette information judiciaire qui va être confiée à un juge pour les faits de "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois contre cinq des policiers se trouvant dans le fourgon" et pour les faits de "non-assistance à personne en danger", afin de déterminer les conditions de séjour au commissariat de la personne interpellée, "contre toute personne que l'instruction déterminera".

J.C.