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Brétigny: la SNCF et RFF reconnaissent des "défauts" sur l'éclisse

Une voiture de l'Intercités couchée sur les voies de la gare de Brétigny-sur-Orge, juste après le drame, à la mi-juillet.

Une voiture de l'Intercités couchée sur les voies de la gare de Brétigny-sur-Orge, juste après le drame, à la mi-juillet. - -

La SNCF et RFF ont également indiqué qu'elles allaient investir 410 millions d'euros pour renforcer la sécurité des aiguillages et du réseau.

L'éclisse mise en cause dans l'accident de train de Brétigny-sur-Orge possédait des "défauts". C'est ce qu'ont indiqué mardi la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). Cette pièce d'aiguillage avait dès le lendemain de l'accident été identifiée comme étant à l'origine du déraillement d'un Intercités Paris-Limoges, qui avait fait sept victimes le 12 juillet dernier.

Les défauts sur cet équipement étaient "antérieurs au déraillement", a indiqué mardi le président de RFF, Jacques Rapoport. Ce sont eux qui, d'après lui, "ont provoqué le déraillement". Guillaume Pépy, le président de la SNCF, s'est également déclaré "convaincu" que ces défauts - un boulon manquant, deux boulons desserrés, probablement cassés, et une fissure au coeur du rail - étaient "à l'origine" de l'accident.

Deux enquêtes en cours

L'éclisse, découverte retournée à 180° après l'accident, était venue se nicher au coeur de l'aiguillage. Les raisons exactes de ce retournement font néanmoins encore l'objet de deux enquêtes. Celle, technique, du Bureau enquête sur les accidents de transports terrestres, qui dépend du ministère des Transports, et l'enquête judiciaire, dirigée par les juges d'instruction d'Evry.

Le 24 septembre, Guillaume Pépy avait ainsi indiqué au Figaro que l'enquête "montrerait si les règles de maintenance sont imprécises et méritent d'être complétées, si leur applicatin a été défectueuse".

410 millions investis pour la sécurité

La SNCF et RFF n'ont néanmoins pas attendu ces résultats pour annoncer un investissement de 410 millions d'euros, sur la période 2014-2017, pour renforcer la sécurité des aiguillages et du réseau.

Dans le cadre de ce plan, 500 aiguillages devraient être renouvelés annuellement (au lieu de 300 actuellement). La technologie sera améliorée, tant pour la surveillance des installations que pour la traçabilité des opérations de maintenance. Une plate-forme sera en outre mise en place pour recevoir et traiter les anomalies signalées par les agents et les clients.

M. T. avec AFP