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Attentat de Nice: un deuxième suspect remis en liberté

L'auteur de l'attaque avait pris des photos du feu d'artifice le 15 août 2015 qui pourraient correspondre à des repérages. - AFP

L'auteur de l'attaque avait pris des photos du feu d'artifice le 15 août 2015 qui pourraient correspondre à des repérages. - AFP - -

L'enquête n'a pas permis de trouver de quelconques marques d'allégeance à l'organisation terroriste. Hamdi Zagar a donc été remis en liberté ce jeudi, sous contrôle judiciaire.

Un membre de l'entourage de l'auteur de l'attentat du 14-Juillet à Nice, qui avait fait 86 morts en 2016, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire début août, a-t-on appris ce jeudi de source judiciaire, confirmant une information de LCI.

Hamdi Zagar est le deuxième des neuf mis en examen dans ce dossier à être remis en liberté surveillée, après la libération il y a un an d'une femme soupçonnée d'avoir participé à la fourniture d'armes du tueur. Âgé de 38 ans, il a été remis en liberté le 1er août après deux ans d'incarcération, "les juges n'ayant pas renouvelé sa détention provisoire", selon la chaîne d'information.

Interpellé le 25 juillet 2016, il avait été mis en examen et écroué quelques jours plus tard, soupçonné d'avoir pu apporter une aide à l'auteur de l'attentat, Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Aucune preuve d'allégeance à Daesh

Le 14 juillet 2016, ce chauffeur-livreur tunisien de 31 ans avait tué 86 personnes et blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule après le feu d'artifice de la fête nationale, selon un mode opératoire préconisé par l'organisation État islamique. Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d'être abattu. 

Deux jours plus tôt, Hamdi Zagar s'était fait photographier avec son téléphone par le tueur devant le camion, un geste qui visait, selon lui, à le compromettre: "J'ai l'impression qu'il veut se venger de moi", avait déclaré ce père de trois enfants, en instance de divorce, dont le frère a épousé la soeur de Lahouaiej Bouhlel. 

En novembre 2017, une Franco-Albanaise de 43 ans, Enkeledja Zace, a elle aussi été remise en liberté par un juge d'instruction antiterroriste dans ce dossier, contre l'avis du parquet. Si les investigations ont révélé une fascination du tueur pour l'ultra-violence et la propagande jihadiste, les enquêteurs s'interrogent sur une possible revendication opportuniste de son action par l'organisation Daesh. 

L'enquête n'a pas permis de retrouver une profession de foi ou une marque d'allégeance du tueur au groupe jihadiste et aucun élément ne permet d'établir que l'attaque de Nice a été téléguidée par Daesh depuis les zones irako-syriennes.

J.B avec AFP