BFMTV

Chevaux mutilés: le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie assure que "justice sera faite"

En déplacement dans un centre équestre touchés par les récentes attaques contre des équidés, le ministre de l'Agriculture a donné son engagement "à tout faire" pour mettre fin à ces agissements.

En déplacement ce vendredi en Saône-et-Loire, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a voulu faire montre de fermeté. Ce dernier a promis "la mobilisation de tous les services pour que justice passe", depuis un centre équestre touché par l'une des attaques de chevaux qui se multiplient en France.

"On est là pour montrer la mobilisation de tous les services pour que justice passe", a déclaré le ministre, en visite à l'Écurie des Parriauds, dans le village de Saint-Eusèbe, où l'oreille d'un cheval a été coupée.

"Actes inqualifiables"

Selon Julien Denormandie, "plus d'une trentaine de cas dans plus d'une dizaine de départements" ont été recensés. "Ce sont des actes inqualifiables", at-il estimé en rencontrant le propriétaire des Écuries, Thomas Desgres, qui a découvert dans la nuit de mardi à mercredi, dans son box, une jument mutilée d'une entaille profonde à l'oreille.

"Maintenant, je dors ici. Je fais des rondes toutes les demi-heures. Ça fatigue", a déclaré l'exploitant au ministre, se félicitant du "soutien et de la mobilisation" de l'État et de la filière.

"Est-ce que ce sont des barbares, des personnes indignes?", s'est interrogé Julien Denormandie, évoquant "énormément d'enquêtes dans les départements" de France. "Je donne mon engagement à tout faire", a-t-il insisté en rencontrant les gendarmeries et polices concernées par les trois cas en Saône-et-Loire.

Non loin de Saint-Eusèbe, dans le village de Saint-Vallier, une ponette a ainsi été retrouvée morte et mutilée en début de semaine. Son crâne a été fracassé et une partie de son museau a été tranchée. L'autopsie a également révélé que le diaphragme de l'animal a été enfoncé.

Des cas sur l'ensemble du territoire

Dans le département voisin de l'Yonne, deux agresseurs ont été surpris dans la nuit du 24 au 25 août, tandis qu'ils lacéraient des chevaux, par le président du refuge. Ce dernier a pu donner de l'un d'eux un portrait-robot précis qui a été diffusé par la gendarmerie avec un appel à témoins.

Ailleurs en France, un nouveau cas a été signalé ce vendredi dans le Vaucluse: une jument a été retrouvée éventrée dans la nuit du 22 au 23 août et un poney a eu l'oreille lacérée.

"C'est une sauvagerie cruelle qu'on a rarement observée", a déclaré le président de la Fédération française d'équitation, Serge Lecomte, présent lors de la visite du ministre. "Est-ce une secte? La sauvagerie envers les animaux est le préambule de la sauvagerie envers l'humanité", a-t-il estimé.
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV