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Attaques contre le juge Gentil: Henri Guaino jugé en appel

Le député Les Républicains Henri Guaino est jugé jeudi en appel à Paris pour ses attaques en 2013 contre le juge d'instruction Jean-Michel Gentil.

Le député Les Républicains Henri Guaino est jugé jeudi en appel à Paris pour ses attaques en 2013 contre le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. - Martin Bureau, Patrick Bernard - AFP

A la suite de la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le de cadre de l'affaire Bettencourt en 2013, Henri Guaino avait violemment attaqué le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Il avait été relaxé en novembre dernier.

Outrage à magistrat, ou relaxe? Le député Les Républicains Henri Guaino est jugé ce jeudi en appel à Paris pour ses attaques en 2013 contre le juge d'instruction Jean-Michel Gentil après la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.

Henri Guaino avait été relaxé en première instance en novembre, le tribunal estimant que, s'agissant de propos tenus par un parlementaire, sur un sujet d'intérêt général, les limites admissibles de la liberté d'expression n'avaient pas été dépassées.

Le parquet avait fait appel

Le parquet, qui avait requis une amende "de l'ordre de 3.000 euros" contre le député des Yvelines, avait fait appel de la relaxe. Henri Guaino était poursuivi pour outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice. Le juge Gentil lui réclamait par ailleurs 100.000 euros de dommages et intérêts.

Au lendemain de la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt, le 21 mars 2013, son ancien conseiller à l'Elysée avait multiplié dans les médias les attaques contre le juge, l'accusant notamment d'avoir "déshonoré la justice". L'ex-président a finalement bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bettencourt, Henri Guaino estimant qu'en la matière "l'histoire (lui) a donné raison".

Et dans un clin d'oeil il s'était félicité d'une décision qui "honore la justice", remerciant le tribunal d'avoir "reconnu la liberté d'expression des parlementaires, qui est un élément absolument essentiel du bon fonctionnement d'une démocratie". Le député avait bénéficié du soutien de 107 parlementaires qui avaient repris sa position dans une lettre ouverte, et n'ont quant à eux pas été poursuivis.

Jé. M. avec AFP