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Arrestation de Gabriel à Bondy: Castaner "troublé" veut que "la lumière soit faite"

En conférence de presse ce lundi, le ministre de l'Intérieur s'est dit "marqué" par l'interpellation de l'adolescent, gravement blessé à l'œil.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est dit "troublé" ce lundi par les "témoignages" autour de l'arrestation à Bondy (Seine-Saint-Denis), le 25 mai, du jeune Gabriel, 14 ans, qui accuse les policiers de l'avoir frappé en le blessant gravement à l'œil.

L'affaire Gabriel "a marqué de nombreux Français", a déclaré Christophe Castaner. "Je suis moi-même troublé par les témoignages que j'entends", a-t-il ajouté. "La lumière sera faite et les déclarations des policiers sont en ce moment confrontées aux expertises médicales".

L'adolescent avait été interpellé par un équipage de quatre policiers, dans la nuit du 25 au 26 mai, alors qu'il tentait de voler un scooter. Selon une source policière, il aurait "fait une chute" et se serait "rebellé" lors de son arrestation.

Deux plaintes déposées contre les policiers 

Gabriel assure quant à lui avoir reçu trois à quatre coups de pieds au visage par un policier, alors qu'il était au sol, maitrisé et menotté. Il dit aussi avoir reçu un coup à l'arrière du crâne sans pouvoir identifier précisément l'auteur.

Souffrant notamment d'une fracture maxillaire étendue à l'os de l'œil gauche, l'adolescent s'est vu prescrire 30 jours d'interruption totale de travail (ITT).

Deux plaintes visant les policiers ont été déposées, le 27 mai auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et le 2 juin auprès du parquet de Bobigny.

Dans un courrier dont l'Agence France Presse (AFP) a eu copie, l'avocat du jeune homme, Me Stéphane Gas, a demandé ce lundi au préfet de police de Paris Didier Lallement de procéder à "la suspension administrative immédiate" des fonctionnaires de police mis en cause.

F.B. avec AFP