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Après des rumeurs d'éviction, Darmanin apporte sa "confiance" au préfet Lallement

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement. - AFP

Le préfet de police de Paris Didier Lallement est dans le collimateur du nouveau gouvernement, selon Le Canard enchaîné et Le Point.

"Comme chaque semaine, le préfet de police de Paris sera dans le bureau du ministre." L'entourage de Gérald Darmanin dément formellement ce mardi tout départ de Didier Lallement, alors que des rumeurs font état d'un départ de l'actuel patron de la police parisienne. Le ministre de l'Intérieur lui a dit "toute sa confiance", assurant qu'il n'y avait "aucune difficulté" entre les deux hommes.

"Il n’a jamais été envisagé un changement de préfet de police de Paris", a indiqué la place Beauvau auprès de BFMTV, en réaction à la publication de deux articles sur le sujet dans le Canard enchaîné et Le Point.

Les deux articles font état d'un remplacement prochain à la tête de la préfecture de police de Paris de Didier Lallement. Nommé en plein mouvement des gilets jaunes, il doit faire face à plusieurs controverses, dont celle autour de la mort de Cédric Chouviat au début de l'année, pour laquelle trois policiers parisiens ont été mis en examen, ou celle autour de la manifestation en hommage à Adama Traoré, organisée en plein état d'urgence sanitaire.

Plusieurs polémiques

Didier Lallement a par le passé toujours reçu un soutien appuyé de sa hiérarchie, malgré plusieurs polémiques. Nommé à la préfecture de police de Paris en mars 2019, en lieu et place de Michel Delpuech, Didier Lallement était alors qualifié de préfet "à poigne" lorsqu'il gérait auparavant les manifestations à Bordeaux, l'un des bastions de la mobilisation des gilets jaunes.

Avec sa nomination est intervenu un changement de doctrine. Plus de mobilité, plus de réactivité, plus de contact ont été réclamés aux policiers lors des opérations de maintien de l'ordre dans la capitale. Quitte à voir se multiplier les images de violences présumées illégitimes de la part des policiers.

Pendant le confinement, Didier Lallement avait à nouveau reçu une vague de critiques pour avoir fait le lien entre le non-respect des mesures restrictives de sortie et le nombre de personnes hospitalisées en réanimation. Le patron des policiers parisiens ensuite exprimé des regrets. L'opposition avait une nouvelle fois réclamé sa tête.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV