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Apologie du terrorisme: "des regrets" mais pas d'excuses pour Zemmour

Désormais visé par une enquête pour "apologie du terrorisme" après avoir estimé qu'il y avait "quelque chose de respectable" chez les jihadistes, Eric Zemmour est venu s'expliquer sur BFMTV.

Ses mots ont choqué et ont conduit la justice à ouvrir une enquête pour "apologie du terrorisme". Au cœur d'une nouvelle polémique, Éric Zemmour est venu s'expliquer, ce samedi soir, sur BFMTV.

Dans le numéro d'octobre du mensuel Causeur, le polémiste déclare prendre "l'islam au sérieux": "Je ne le méprise pas! Je ne pense pas que les jihadistes soient des abrutis ou des fous". Il poursuit:

"Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient - ce dont nous ne sommes plus capables".

"Respect" ne veut pas "approbation ni estime"

Ce sont ses propos, que le polémiste est venu préciser, et défendre, sur notre plateau. "Respect, ça ne veut pas dire approbation ni estime", essaye de rectifier Eric Zemmour. "Je ne respecte pas des gens qui tuent des enfants et des femmes", assure-t-il.

En revanche, le polémiste persiste et signe: il ne faut pas, selon lui, considérer les jihadistes prêts à mourir pour leur cause comme "des fous". "Non, ce ne sont pas des esprits faibles", répète le journaliste. "Il faut arrêter de les mépriser."

Une "conjuration" contre Zemmour?

Eric Zemmour a-t-il conscience que ses propos ont pu blesser des victimes d'actes de terrorisme? Nous lui avons demandé. Pour lui, il est hors de question de présenter des excuses. Mais le polémiste regrette que ses mots aient pu toucher certaines personnes. Il estime, surtout, que ce n'est pas de sa faute, ses mots ayant été instrumentalisés, et les personnes blessées, manipulées. 

"Je suis celui qui veut vous défendre et qui veut empêcher de nouvelles victimes", affirme-t-il, même, en direction de ces victimes.

il y a "une conjuration de gens qui veulent m'abattre", dénonce encore Éric Zemmour. Avant d'ajouter, en conclusion: "Il y a des milliers de fichiers S" et "c'est contre moi qu'on ouvre une enquête pour apologie du terrorisme".

Jérémy Maccaud avec Thomas Misrachi