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Affaire Tapie: le FMI continue d'apporter sa "confiance" à Lagarde

La directrice du FMI Christine Lagarde

La directrice du FMI Christine Lagarde - -

Christine Lagarde pourrait être mise en examen en raison de sa décision de recourir à un arbitrage privé et coûteux pour régler le contentieux avec Bernard Tapie sur la vente d'Adidas.

Le FMI continue d'apporter sa "confiance" à sa directrice générale Christine Lagarde qui était entendue jeudi à Paris par les magistrats de la Cour de justice de la République sur son rôle dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais.

"Le conseil d'administration (qui représente les 188 Etats-membres du FMI) a été informé de cette affaire, y compris récemment, et continue d'exprimer sa confiance dans les capacités de la directrice générale à assumer efficacement ses fonctions", a déclaré le porte-parole du FMI Gerry Rice lors d'une conférence de presse.

Selon les informations de BFMTV, Christine Lagarde devrait faire une déclaration à l'issue de son audition, en français et en anglais.

Des notes d'avocats prouvant sa bonne foi

A l'issue de son audition, qui a débuté jeudi, Christine Lagarde pourrait être mise en examen en raison de sa décision, prise en 2007 alors qu'elle était ministre de l'Economie, de recourir à un arbitrage privé et coûteux pour régler le contentieux avec Bernard Tapie sur la vente d'Adidas.

L'ancienne ministre de l'Economie de François Fillon s'est présentée, selon les informations de BFMTV, à la CJR avec des notes d'avocats démontrant qu'elle avait éffectué des consultations diverses et variées avant de choisir l'option de l'arbitrage privé.

Interrogée sur une telle éventualité et ses conséquences, le porte-parole de l'institution a indiqué qu'il se refusait à s'exprimer sur des "hypothèses".

Levée de l'immunité diplomatique

Mise en examen, Christine Lagarde ne serait pas légalement tenue de démissionner mais pourrait voir sa position fragilisée si les principaux Etats membres du Fonds jugeaient sa situation intenable.

Gerry Rice a par ailleurs rappelé qu'elle avait elle-même "renoncé" à son immunité diplomatique, conférée par le FMI, pour pouvoir s'expliquer dans cette affaire.


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