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Affaire Merah: deux ans après, les ratés de l'enquête

Membres de la police technique et scienfitique sur l'une des scènes de crimes de Mohamed Merah, en mars 2012.

Membres de la police technique et scienfitique sur l'une des scènes de crimes de Mohamed Merah, en mars 2012. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La justice se penche désormais sur les ratés de la surveillance de Mohamed Merah, pourtant fiché et suivi par la DCRI.

Deux ans jour pour jour après la fusillade à l'école Ozar Atorah, les familles de victimes se demandent encore comment Mohamed Merah a pu commettre ses crimes alors qu'il était surveillé par la DCRI. Fin janvier, la justice a décidé d'ouvrir une enquête pour mettre en lumière d'éventuels dysfonctionnements.

Ainsi, une information judiciaire a été ouverte pour "mise en danger délibéré de la vie d'autrui" et "non empêchement de crime". Celle-ci fait suite à une plainte des proches d'Abel Chennouf, militaire tué à Montauban le 15 mars 2012. La famille du jeune homme reproche à la DCRI ses défaillances dans le suivi de Mohamed Merah.

La DCRI le rencontrait 6 mois avant ses crimes

Car l'antenne locale de la DCRI avait répéré dès 2006 le tueur au scooter de Toulouse et de Montauban pour son appartenance à la mouvance salafiste toulousaine. En juin 2011, inquiète des voyages de Merah au Pakistan et en Afghanistan, elle avait demandé à la direction de Paris de judiciariser le dossier.

Cinq mois plus tard, en novembre 2011, deux agents parisiens de la DCRI rencontraient ainsi le jeune homme. Mais cinq mois plus tard, en février 2012, le service décidait finalement d'alléger la surveillance, envisageant même de recruter Mohammed Merah pour obtenir des informations. Un mois plus tard, le jeune homme faisait sa première victime.

M. T. avec Cécile Ollivier