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Affaire Maëlys: selon un ancien codétenu, Nordahl Lelandais aurait confié avoir violé la fillette 

Nordahl Lelandais a toujours expliqué aux enquêteurs que la mort de la fillette était accidentelle. Mais les révélations d'un de ses voisins de cellule viennent contredire ces affirmations.

Deux ans jour pour jour après la disparition de la petite Maëlys en marge d'un mariage célébré dans la nuit du 26 au 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin en Isère, l'instruction touche à sa fin.

Cependant, de nouvelles révélations d'un codétenu de Nordahl Lelandais, qui a reconnu en 2018 être à l'origine accidentelle de la mort de la fillette, pourraient relancer l'enquête, soulignait Le Parisien. L'homme, resté anonyme, mais qui a occupé une cellule voisine de celle de Lelandais durant six mois au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, assure que ce dernier lui aurait confié avoir violé Maëlys avant de lui asséner des coups mortels. 

Perpétuité réelle? 

Une hypothèse qui pourrait changer beaucoup de choses si elle était retenue. Dans ce cas précis, Nordahl Lelandais serait ainsi jugé pour meurtre d’une mineure de moins de quinze ans précédé d’un viol, ce qui peut le faire condamner à la perpétuité, une peine assortie d'une sûreté illimitée, soit la sanction la plus élevée du code pénal français. Une peine extrêmement rare.

En attendant le procès qui devrait avoir lieu au printemps 2020, la mère de Maëlys s'est fendue, ce mardi matin, d'un touchant message publié sur les réseaux sociaux. Dans celui-ci, elle souligne que sa "vie est brisée." 

"Tu avais la vie devant toi, tu laisses un grand vide en moi et mon chagrin ne diminue pas", écrit encore Jennifer Maeco de Araujo regrettant qu’il ne lui "reste que des souvenirs".
Hugo Septier