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Affaire Barbarin: l'association La Parole libérée évoque des "suites possibles"

François Devaux, le président de l'association de victimes La Parole libérée a pointé du doigt la justice, ce lundi, à la suite du non-lieu dans l'enquête pour "non-dénonciation" d'agressions sexuelles sur mineurs qui visait le cardinal Barbarin.

C'est un rebondissement qui secoue les familles des victimes. Le cardinal Barbarin faisait l'objet d'une enquête pour "non-dénonciation" d'agressions sexuelles sur mineurs et "non-assistance" à personne en danger. L'affaire a été classée sans suite ce lundi. Les victimes du père Bernard Preynat, réunies en association avec La Parole libérée, avaient reproché au cardinal de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l'avoir laissé en poste trop longtemps dans une paroisse où il était au contact d'enfants. Bernard Preynat avait alors été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur des scouts lyonnais.

A la suite de la décision rendue par le procureur de la République de Lyon, François Devaux, le président de l'association de victimes La Parole libérée, a confié sa déception sur BFMTV. Il a annoncé des "suites possibles" comme "un dépôt de plainte avec constitution de partie civile". François Devaux en a notamment profité pour remettre en cause la "justice", se demandant si "les lois" étaient "bonnes" et s'il fallait "protéger les victimes ou les coupables".

Les plaintes visant le cardinal Barbarin et d'autres membres de l'Eglise avaient été déposées par des victimes du père Preynat, mis en examen pour des faits commis entre 1986 et 1991.

J. B. avec AFP