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1er mai: le maire du 6e pour le retour de l'état d'urgence en cas de débordements à Paris

Si les manifestations du 1er mai devaient dégénérer, le maire LR du 6e arrondissement de Paris souhaite le retour de l'état d'urgence.

La ville de Paris sera-t-elle le théâtre de nouvelles violences ce mercredi 1er mai? La préfecture de police estime qu'il existe "des raisons sérieuses de penser que les violences et dégradations que subit la capitale depuis le début du mouvement dit des 'gilets jaunes' sont susceptibles de se reproduire sur le parcours de la manifestation".

En cause notamment, la présence de black blocs et des manifestations non autorisées appelant à faire de Paris la "capitale de l'émeute" et du 1er mai "une journée en enfer". 

Craignant des débordements, le préfet de police a ordonné la fermeture des commerces situés le long du cortège de la manifestation. Une manifestation qui passera notamment par le 6e arrondissement, son maire, Jean-Pierre Lecoq, estime qu'en cas de violences, la question du retour de l'état d'urgence devra être abordée. 

"Il faut absolument qu'on s'interroge sur la présence de ces fauteurs de trouble, qu'on les appréhende plus en amont et au-delà, si des manifestations dégénéraient il faudrait se reposer la question du rétablissement de l'état d'urgence", avance l'élu Les Républicains sur BFM Paris. 

"Ras-le-bol" des commerçants

"Il y a un ras-le-bol, qui est celui de beaucoup, des commerçants, des artisans (...). Les manifestations incessantes [ont] des répercussions qui sont terribles pour l'activité économique et l'image de Paris", justifie Jean-Pierre Lecoq. 

L'état d'urgence prévu par la loi n°55-385 du 3 avril 1955 est une mesure exceptionnelle qui peut être mise en place "en cas de péril imminent résultat d'atteintes graves à l'ordre public". Dans ce cadre, les autorités peuvent prendre des mesures restreignant certaines libertés publiques. Le préfet ou le ministre de l'Intérieur ont alors la possibilité d'interdire ou limiter la circulation dans certains lieux, d'interdire certaines réunions publiques ou encore de prononcer des assignations à résidence.

Carole Blanchard