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Yann Moix à Patrick Sébastien: "C'est la phrase d'un salaud"

Yann Moix face à Patrick Sébastien sur le plateau de "On n'est pas couché le 2 avril 2016

Yann Moix face à Patrick Sébastien sur le plateau de "On n'est pas couché le 2 avril 2016 - Capture d'écran France 2

Au cours de l'émission On n'est pas couché, le chroniqueur de Laurent Ruquier et l'animateur de France 2 ont eu un débat musclé autour d'une phrase de Patrick Sébastien sur "la violence" dont sont parfois victimes les enfants.

Régulièrement théâtre de passes d'armes animées, l'émission On n'est pas couché sur France 2 a une nouvelle fois donné lieu à échange plutôt tendu entre un invité et un chroniqueur. Ce samedi 2 avril, c'est Patrick Sébastien, venu promouvoir son livre Le vrai goût des tomates mûres, qui a dû en découdre avec Yann Moix. Leur désaccord sur la question de la "violence light" subie par les enfants s'est révélé profond.

Après avoir dressé un portait plutôt flatteur de l'animateur du Plus grand cabaret du monde, le chroniqueur de Laurent Ruquier a tenu à mettre Patrick Sébastien face à un extrait de son livre qui l'a rendu "mal à l'aise". Le passage en question: "Je vais faire un tour avec toi dans ma nostalgie, du temps de la violence light. Le martinet sur les fesses, les torgnoles de comptoir, les bastons des bals musette, les pains des mêlées rugueuses." Yann Moix s'est alors indigné que l'animateur mette au même niveau "un adulte qui porte la main sur un enfant" et "un adulte qui se bastonne avec un ami bourré".

"Simplicité d'esprit" et "bêtise profonde"

"La grande différence entre une fessée sur un enfant et les mêlées, les bastons de comptoir et autres démêlés de bal musette, c'est l'humiliation infligée à un être qui ne peut pas se défendre, a poursuivi le chroniqueur. Le mot violence et le mot light forment un oxymore. Ce sont deux mots qui ne se marient pas très bien. La violence light, ça n'existe pas. Cette phrase est la phrase d'un salaud."

Alors que Yann Moix argumentait son propos en évoquant "le nombre d'enfants qui se réfugient dans la dépression, dans la drogue, dans la délinquance et qui sont abîmés à vie parce qu'ils ont reçu des fessées", Patrick Sébastien, agacé, a répliqué: "Tu ne me feras pas péter un câble, parce que ce n'est pas ma nature", tout en dénonçant la "simplicité d'esprit" et "bêtise profonde" du sniper de France 2.

Yann Moix, un enfant battu

Touché par le sujet pour avoir été "un enfant battu", Yann Moix a alors expliqué: "Vous savez pourquoi je suis malade, comme vous dites? Parce que je les ai reçus ces coups… J'ai fait du rugby, je ne les sentais pas les coups. Par contre, quand mon père me fracassait la gueule, je les sentais. Ce n'étaient pas les mêmes coups. C'est l'amalgame dans une même phrase que je vous reproche. Est-ce que vous, qui n'êtes pas simple d'esprit, vous pouvez comprendre ça ?".

Réfutant l'idée de faire l'apologie du martinet ou de la fessée, Patrick Sébastien a alors évoquer "la nostalgie des gifles" que lui a donné son père, "des gifles données avec amour pour [le] remettre dans le droit chemin, pour éviter [qu'il] dérape plus tard: "Effectivement, je regrette celles qu'il ne m'a pas données. Car il ne m'a pas donné des gifles pour me faire mal, mais pour me faire du bien."

Sans convaincre son interlocuteur, Yann Moix a alors conclu."La violence sur les enfants fabriquent des êtres faibles, des êtres détruits et non pas des êtres forts."

L'échange entre Yann Moix et Patrick Sébastien à partir de 24min25