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Marlène Schiappa interpelle le CSA après "l'humiliation" de Sandrine Rousseau dans On n'est pas couché

Marlène Schiappa à l'Elysée en 2017

Marlène Schiappa à l'Elysée en 2017 - Martin Bureau - AFP

Après la séquence, très critiquée, mettant en scène Christine Angot et Sandrine Rousseau dans On n'est pas couché, la secrétaire d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes a adressé un signalement au CSA.

La séquence a fait réagir les téléspectateurs tout le week-end. Et "l'affaire" connaît désormais un nouvel épisode avec l'intervention ce lundi de Marlène Schiappa. Comme le rapporte Franceinfo, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes vient d'adresser un signalement au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel à la suite de l'altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau sur le plateau de l'émission On n'est pas couché sur France 2.

Dans une lettre adressée au président du CSA Olivier Schrameck, Marlène Schiappa rappelle l'article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 portant sur la responsabilité du CSA concernant "l'image des femmes dans les programmes des services de communication audiovisuelle, notamment en luttant contre 'les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples'".

"Le respect de la parole et de la dignité des victimes"

Marlène Schiappa rappelle que 84.000 viols sont commis chaque année et que seulement 1% des agresseurs font l'objet de condamnation. "Il est éminemment regrettable qu'une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation", poursuit la secrétaire d'Etat.

"L'accueil de la parole des victimes dans les émission de divertissement n'est pas digne du combat qu'elles mènent pour que cessent ces violences sexistes et sexuelles, écrit-elle. Je vous serais donc reconnaissante de m'indiquer si, au regard de la gravité de ces faits, le Conseil entend engager une procédure d'instruction à cette séquence".

Pour conclure, Marlène Schiappa appelle à "la vigilance toute particulière" du CSA sur le traitement de ces violences dans les programmes d'information et les émissions de divertissement, afin de garantir, en toutes circonstances, le respect de la parole et de la dignité des victimes".
Fabien Morin