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Ligue du LOL: Vincent Glad a refusé de venir dans l'émission de Daphné Burki sur le cyberharcèlement 

Daphné Burki sur le plateau de "Je t'aime, etc."

Daphné Burki sur le plateau de "Je t'aime, etc." - France 2

L'animatrice a révélé avoir invité le créateur du groupe Facebook à débattre dans son émission spéciale. Celui-ci a refusé.

Daphné Burki a animé ce vendredi un numéro spécial de Je t'aime etc. sur les dérives des réseaux sociaux. Un thème choisi pour faire écho aux agissements reprochés à la ligue du LOL, groupe Facebook accusé de cyberharcèlement composé (entre autres) de journalistes influents. Sur le plateau, l'animatrice a révélé que Vincent Glad, journaliste à Libération et créateur du groupe, a refusé son invitation à venir débattre à l'antenne:

"J'ai invité Vincent Glad hier à venir sur cette émission et il n'a pas souhaité venir. Pour que les choses soient claires", a déclaré l'animatrice face à ses invités. 

"Un moment terrifiant de ma vie"

Daphné Burki a travaillé avec Vincent Glad en 2012 dans l'émission Le Grand journal, où ils étaient tous les deux chroniqueurs. Elle a raconté cette semaine sur Twitter qu'elle était à l'époque victime de cyberharcèlement et que Vincent Glad lui avait conseillé de ne pas porter plainte. Elle est revenue sur ces attaques numériques dans Je t'aime etc.:

"J'ai subi un harcèlement très violent. J'ai subi des menaces de mort à l'époque. Je n'ai pas porté plainte, je vous le dis aujourd'hui parce que personne ne savait comment faire, personne ne savait quoi me dire et on me disait surtout à l'époque: 'C'est normal, c'est le jeu'."

Six hommes mis à pied ou suspendus

"Il n'y a pas de jeu, en fait", poursuit-elle. "Ça a été un moment terrifiant de ma vie (...) Je n'en ai jamais parlé même à mes parents, même à ma famille ou à mes amis parce que je voulais les préserver. Je pense que ce n'était pas la bonne attitude, maintenant je me le dis."

Selon les témoignages (de femmes, souvent) accusant la Ligue du LOL de cyberharcèlement, celle-ci aurait été principalement active entre 2009 et 2013. Six des hommes mis en cause ont été mis à pied par leurs employeurs, ont démissionné ou ont vu leurs collaborations avec des médias arrêtées. 

Benjamin Pierret