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Meghan Markle visée par des propos racistes, le chef du parti Ukip en difficulté

Meghan Markle dans le quartier de Brixton à Londres le 9 janvier 2018

Meghan Markle dans le quartier de Brixton à Londres le 9 janvier 2018 - Dominic Lipinski - POOL - AFP

Des propos racistes ont été tenus sur Merghan Markle par la compagne d'Henry Bolton, chef du parti europhobe Ukip. Ce dernier fait désormais face à des appels à la démission.

La fiancée du prince Harry, Meghan Markle, est une actrice américaine métisse. Et cela déplaît visiblement à Jo Marney, la nouvelle compagne du chef du parti europhobe britannique Ukip, Henry Bolton. 

Dimanche, The Mail on Sunday a publié des SMS racistes de Jo Marney envoyés à un ami: elle se plaint du fait que Meghan Markle, dont le mariage avec Harry est prévu le 19 mai à Windsor, va "souiller notre famille royale" avec "sa semence". 

"Il y aura ensuite un Premier ministre musulman. Et un roi noir", ajoute-t-elle. "C'est le Royaume-Uni, pas l'Afrique". 

Dans un communiqué, Jo Marney s'est excusée pour "le langage choquant" utilisé, tout en estimant que ses propos avait été "délibérément exagérés" et "sortis de leur contexte". Défense insuffisante: dimanche, son compagnon le chef de l'Ukip a annoncé sa suspension du parti.

Henry Bolton sur la sellette

Pour Henry Bolton non plus, cela risque de ne pas suffire: le président non élu de l'Ukip, Paul Oakden, chargé de la bonne marche organisationnelle du parti, estime que le chef du parti avait désormais des "décisions difficiles à prendre". Il a précisé sur la BBC que l'instance dirigeante de l'Ukip se réunirait le week-end prochain pour discuter avec Henry Bolton de l'avenir de ce dernier. 

Paul Oakden souligne que face aux importantes négociations sur le Brexit prévues cette années avec Bruxelles, l'Ukip devait soutenir son leader "à 100%" et qu'il revenait au parti de décider s'il était "disposé à offrir ce soutien" à Henry Bolton. "Il doit partir, il doit partir rapidement, il doit partir aussi discrètement que possible", a soutenu pour sa part le député européen Bill Etheridge.

A. K. avec AFP