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Harry et Meghan renoncent à leur rôle de premier plan dans la famille royale britannique

Le couple précise dans un communiqué, publié sur son compte Instagram, vouloir "travailler pour devenir financièrement indépendants".

Le Prince Harry et son épouse Meghan Markle annoncent, ce mercredi 8 janvier, renoncer à leur rôle de premier plan dans la famille royale britannique pour prendre leur indépendance financière et s'installer une partie de l'année en Amérique du Nord. 

"Nous avons l'intention de renoncer [au rôle de] membres 'senior' de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants, tout en continuant à soutenir Sa Majesté La Reine", ont annoncé dans un communiqué les époux, qui avaient fait part ces derniers mois de leur difficulté à vivre la pression médiatique liée à leur fonction.

Une vie entre le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord

Cette décision, fruit "de nombreux mois de réflexions et de discussions internes", devrait être effective dans le courant de l'année. Harry et Meghan envisagent de partager désormais leur vie entre le Royaume-Uni et et l'Amérique du Nord.

Cette prise de distance avec la famille royale britannique ne les empêchera pas de poursuivre d'honorer "[leur] devoir auprès de la Reine, le Commonwealth et [leurs] patronages".

Meghan et Harry ajoutent que cette prise de distance permettra "d'élever [leur] fils dans la tradition royale, tout en offrant à [leur] famille un cadre pour se concentrer sur [leur] nouveau chapitre de vie, et notamment le lancement de [leur] nouvelle association caritative".

Des articles au vitriol

Cette annonce intervient alors que le prince Harry et Meghan viennent de rentrer d'un séjour de plusieurs semaines au Canada, où ils ont fêté Noël avec leur fils Archie, né le 6 mai 2019, un an après leur mariage. Ils avaient pris ces vacances prolongées de la familles royales après s'être ouverts dans un documentaire, en octobre, de leurs difficultés face à l'exposition médiatique.

L'absence du couple sur les photos avec la reine pour les fêtes avait d'ailleurs été lue par les chroniqueurs royaux comme un signe du resserrement autour des descendants directs au trône, le prince Charles et son fils aîné William.

Dans un premier temps, les tabloïds avaient salué l'arrivée de l'actrice américaine métisse comme un souffle d'air frais pour la famille royale. Ils n'ont pas tardé à se retourner contre elle avec des articles au vitriol, critiquant son comportement, après une série de démissions au sein du personnel de la maison royale, et l'affublant du sobriquet de "duchesse capricieuse".

Face aux critiques, Harry, 35 ans, sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, a déposé début octobre une série de plaintes, contre le Daily Mail et The Sun, les accusant de violer sa vie privée. Il avait alors publié un communiqué disant craindre que "l'histoire se répète": "j'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes".

La presse à scandales s'est également emparée des fissures apparaissant entre Harry et son grand frère William, deuxième dans l'ordre de succession à la reine Elizabeth, alimentées par une supposée mésentente de leurs épouses. Après avoir déménagé du palais londonien de Kensington, où ils vivaient avec William et Kate, Harry et Meghan avaient rompu en juin dernier avec la fondation où les deux couples œuvraient ensemble.

Jérôme Lachasse avec AFP