BFMTV

Stromae victime de crises d'angoisse: "Il m'arrive encore d’aller en urgence à l’hôpital"

-

- - -

La vie de Stromae a basculé en 2015, pendant sa tournée africaine, après avoir pris un traitement antipaludique qu'il n'a pas supporté.

"J'ai peu de regrets dans ma vie, mais, si je pouvais revenir en arrière et éviter de prendre du Lariam, je le ferais sans hésiter".

La vie de Stromae a basculé, il y a deux ans, en plein coeur d'une tournée. C'était en juin 2015: Stromae devait se produire au Rwanda. Très tendu à l'idée de revenir dans le pays de son père, tué lors du génocide, le chanteur a également été victime d'effets secondaires de son traitement contre le paludisme. Hospitalisé, l'artiste belge avait alors dû être rapatrié en urgence en Europe et écourter sa tournée mondiale.

"Après 150 dates, j’étais à plat, expliquait-il en mars 2017 dans Libération. Je n’ai pas supporté mon traitement anti-paludisme, ça m’a filé des hallucinations. J’ai cru que j’avais basculé dans la folie, on m’a diagnostiqué une décompensation psychique. J’aurais pu faire une connerie, je n’étais plus moi-même".

Il était loin de se douter que deux ans plus tard, il subirait encore les effets de ce médicament, le Lariam. "Aujourd'hui, je suis encore sensible aux crises d'angoisse. Il m'est déjà arrivé de devoir retourner d'urgence à l'hôpital" . confie-t-il ainsi au magazine Marianne.

"Chanter, je n'en ai pas du tout envie"

Cet épisode ne l'a cependant pas empêché de poursuivre sa tournée aux Etats-Unis - tournée qu'il a dû de nouveau interrompre en raison d'une chute, cette fois-ci - et de finalement honorer son rendez-vous avec les Rwandais.

Au terme de cette tournée fleuve, l'auteur de Papaoutai a décidé de prendre du recul non pas avec la musique, mais avec la chanson. Et avec les rythmes qu'impose une tournée. En décembre 2015, il a ainsi épousé sa compagne, la styliste Coralie Barbier. Et il a co-réalisé un clip pour Yaël Naïm en décembre 2016.

"Chanter, je n'en ai pas du tout envie. Mais de la musique, je n'arrête pas d'en faire", expliquait-il alors aux Inrockuptibles. "J'ai envie d'écrire, de composer, mais un peu plus dans l'ombre. Continuer le travail qu'on a déjà fait pour moi, mais le faire pour d'autres. C'est la ligne pour les quelques années à venir."

M. R.