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The Flash: l'acteur Hartley Sawyer écarté de la série à cause d'anciens tweets racistes et misogynes

L'acteur Hartley Sawyer en 2019

L'acteur Hartley Sawyer en 2019 - Frazer Harrison - Getty Images via AFP

D'anciens tweets publiés entre 2009 et 2014, et dans lesquels l'acteur tenait des propos déplacés, lui ont coûté sa place dans la série de la chaîne CW.

Hartley Sawyer connu pour son rôle de Ralph Dibny dans la série The Flash, a été contraint par la CW de quitter la série. L'acteur a été écarté après que d'anciens tweets, dans lesquels il tenait des propos racistes et misogynes, ont refait surface. 

Un communiqué publié lundi sur le site du Hollywood Reporter, a ainsi annoncé que "Hartley Sawyer ne reviendrait pas pour la 7e saison de The Flash". 

"En ce qui concerne les publications de Monsieur Sawyer sur ses réseaux sociaux, nous ne tolérons pas les remarques désobligeantes qui ciblent la race, l’origine ethnique, le pays d'origine, le genre ou l’orientation sexuelle", indique le message, signé par la chaîne américaine, les studios de production Warner Bros.TV et Berlanti Productions, ainsi que le producteur exécutif du feuilleton Eric Wallace. 

"Ces remarques vont à l’encontre de nos valeurs et de notre politique, qui s’efforcent de promouvoir un environnement sûr, inclusif et productif pour nos employés", est-il ajouté.

D'anciens tweets compromettants 

Vendredi dernier, l'actrice Skai Jackson a relayé sur Twitter plusieurs captures d'écran d'anciens tweets racistes et misogynes écrits par Hartley Sawyer, notamment entre 2009 et 2014. Parmi eux, "J'ai profité d'une belle vue sur des seins aujourd'hui durant une audition", "Si j'avais une femme je lui aurais cassé la gueule ce soir lol", "Je suis sorti dîner et j'ai ENCORE prouvé que j'étais raciste". 

Des mots qu'il regrette "profondément"

L'acteur, qui a supprimé son compte Twitter dans la foulée, a publié sur Instagram un long message dans lequel il demande pardon.

"Je ne suis pas ici pour trouver des excuses - peu importe mon intention, mes paroles comptent et elles ont de profondes conséquences. Et mes mots ont causé de la douleur et de la gêne, ainsi que des sentiments que je ne peux qu’imaginer, pour mes abonnés et mes fans, mes acolytes de casting, l’équipe, mes collègues et amis. Je leur dois à tous des excuses. Et je dois à chacun d’entre vous des excuses", a-t-il écrit. 

"Mes paroles, qui n’avaient rien à voir avec de l’humour, étaient blessantes et inacceptables. J’ai honte d’avoir été capable de ces tentatives vraiment horribles pour attirer l’attention à ce moment-là. Je les regrette profondément. Ce n’était pas un comportement acceptable. Ce sont des paroles que j’ai lancées à l’époque, sans penser ni reconnaître le mal qu'elles pouvaient faire" a-t-il poursuivi, précisant être "incroyablement désolé, honteux et déçu" de lui-même et de son ignorance. 

"Je veux être très clair: cela ne représente pas ce que je dis ou pense, ou ce que je suis désormais", a insisté l'acteur. 

"Un problème encore plus vaste"

Le showrunner de The Flash, Eric Wallace, un homme noir, a réagi en parallèle du communiqué annonçant le licenciement de l'acteur. Dans un message publié sur Twitter, il a confié que les tweets d'Hartley Sawyer lui ont "brisé le coeur" et l'ont "rendu fou". 

"Ils sont révélateurs d'un problème plus vaste dans notre pays. Parce qu’à l’heure actuelle, notre pays continue d’accepter et de protéger le harcèlement continu (inconscient ou autre) qui terrorise et brutalise les noirs et les personnes de couleur, ce qui est beaucoup trop souvent fatal. C’est pourquoi notre pays se lève une fois de plus et crie, 'ASSEZ!' et descend dans la rue pour apporter un vrai changement actif," a-t-il expliqué.

Eric Wallace s'est engagé à "apporter un changement permanent" dans la série The Flash: "Je continuerai à trouver des scénaristes, réalisateurs, acteurs et producteurs noirs et de couleur, peu importe leur genre, pour aider à raconter les histoires de The Flash".

"Plus vous nous verrez et nous entendrez, plus vous commencerez à comprendre un fait très simple: nous sommes des êtres humains aussi", a-t-il conclu.
Nawal Bonnefoy