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Pas de cérémonie pour Karl Lagerfeld, conformément à ses souhaits

Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld - Patrick Kovarik - AFP

Le "Kaiser", qui affirmait avec humour préférer "plutôt mourir" que d'être enterré, avait plusieurs fois évoqué sa volonté d'être incinéré.

Aucune cérémonie ne sera organisée à la mémoire de Karl Lagerfeld, selon les vœux du couturier star mort mardi à 85 ans, a annoncé mercredi à l'AFP une porte-parole de la marque du créateur. "Ses souhaits seront respectés", a-t-on indiqué de même source. 

Le "Kaiser", qui affirmait avec humour préférer "plutôt mourir" que d'être enterré, avait plusieurs fois évoqué sa volonté d'être incinéré. Comme il le voulait donc, ses cendres devraient rejoindre celles de sa mère et une partie de celles de Jacques de Bascher, le dandy qui fut son grand amour jusqu'à sa mort du sida en 1989.

Avec Choupette

L'autre moitié des cendres avait été remise à la famille de Bascher, dans une urne réalisée tout spécialement, rappelle Le Monde dans son édition de mercredi. Ces cendres "sont dans un endroit gardé secret. Un jour, on y ajoutera les miennes", avait confié Karl Lagerfeld à Marie Ottavi dans la biographie Jacques de Bascher, dandy de l'ombre, parue aux éditions Séguier en 2017.

"J'ai demandé à ce que l'on m'incinère et que l'on disperse mes cendres avec celles de ma mère... et celles de Choupette [sa chatte, NDLR], si elle meurt avant moi", avait-il encore confié à la revue Numéro en avril 2018.

"C'est horrible d'encombrer les gens avec ses restes"

Le dernier des géants de la haute couture, qui fut pendant plus de 35 ans à la tête de la maison Chanel, justifiait son refus d'être enterré, sur Le Divan de Marc-Olivier Fogiel en 2015: "Je trouve cela horrible. Je veux juste disparaître comme les animaux de la forêt vierge. C'est horrible d'encombrer les gens avec ses restes".

De funérailles publiques, Lagerfeld n'en voulait pas plus, estimant dans Numéro que "depuis ces sombres histoires de la famille Hallyday, les obsèques à la Madeleine ont tout l'air d'une farce", en référence à l'immense hommage populaire rendu à Johnny le 9 décembre 2017.

Jérôme Lachasse avec AFP