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Paris: la place Juliette-Gréco inaugurée à Saint-Germain-des-Prés

Juliette Gréco

Juliette Gréco - Thomas Samson - AFP

La place au nom de celle que l'on surnommait la "muse de Saint-Germain-des-Prés" a été inaugurée ce jeudi, un an après la mort de la chanteuse à l'âge de 93 ans.

C'est là "où tout a commencé" pour la "muse de Saint-Germain-des-Prés": la place au nom de Juliette Gréco, icône de la chanson française morte en septembre 2020, a été inaugurée jeudi dans le quartier artistique et intellectuel de l'après-guerre parisien.

Le coin de la place Saint-Germain-des-Prés baptisé à son nom prend un côté du parvis de l'église où se sont déroulées ses obsèques, non loin du cimetière du Montparnasse où elle a été inhumée. Une autre partie de la place a déjà reçu en 2000 les noms de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, qu'elle a fréquentés rive gauche.

Hommage d'Ibrahim Maalouf

Interprétant à la trompette La Javanaise, Ibrahim Maalouf a conclu un hommage sous le soleil, en présence de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo et de ses adjointes, du maire (DVD) du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq, du député (LREM) Gilles Le Gendre et de membres de la famille de la chanteuse et actrice.

"Aujourd'hui, Paris, ta ville, ton quartier, ton pavé ont choisi de rendre hommage à la jeune "Toutoute" (son surnom à Montpellier, sa ville d'origine, ndlr) que tu étais en 1947, quand tu étais assise là, sur le sol du parvis avec tes amis", a salué sa petite-fille, Julie-Amour Rossini.

Symbole parisien

Juliette Gréco est morte le 23 septembre 2020 après plus de 60 années d'une carrière où elle a interprété les plus grands, de Vian à Prévert, en passant par Aznavour et Gainsbourg. "Levant les yeux sur cette petite plaque, on entendra sa voix", s'est réjouie la romancière et parolière Marie Nimier, qui lui a composé de nombreuses chansons.

Anne Hidalgo a salué la mémoire d'une "femme de gauche, féministe avant l'heure", "cette enfant de Paris que rien n'arrêtait". Avec cette inauguration, "nous célébrons aussi une époque d'insouciance et de bonheur que nous aimerions tant retrouver aujourd'hui", a dit, nostalgique, le maire d'arrondissement Jean-Pierre Lecoq.

B.P. avec AFP