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Nicolas Bedos accusé de racisme anti-asiatique après une plaisanterie sur le coronavirus

Le réalisateur a publié des stories Instagram mettant en scène un couple d'Asiatiques, faisant un parallèle avec le coronavirus. Plusieurs internautes y voient une marque de racisme.

Dimanche, Nicolas Bedos s'est attiré les foudres de plusieurs internautes à cause d'une story sur le coronavirus. Actuellement à l'étranger pour le tournage d'OSS 117 3, le réalisateur a publié une plaisanterie faite aux dépens de deux touristes asiatiques, qui lui a valu des accusations de racisme. 

Apparu dans la ville de Wuhan, en Chine, le coronavirus s'est étendu dans de nombreux pays du monde ces dernières semaines. Des cas de contamination ont notamment été recensés aux États-Unis, en France et en Espagne. Selon un dernier bilan diffusé ce lundi, le virus a tué 908 personnes en Chine

"Je me sens fiévreux"

Nicolas Bedos a d'abord publié un selfie, sur lequel on le voit se baigner dans la piscine d'un hôtel. En légende, il écrit: "Tu nages tranquille dans la piscine, loin de Paris, de ses grèves et autres risques d'épidémies". Il a ensuite publié une vidéo de deux touristes asiatiques, eux aussi dans la piscine.

"Quand soudain", peut-on lire en légende. Il imagine également un dialogue entre les deux touristes: "Chérie, je me sens fiévreux" - "M'en parle pas". Sur une troisième image, le couple est assis devant le bar de la piscine. "Deux corona, s'il-vous-plaît", écrit Nicolas Bedos.

La plaisanterie n'a pas fait rire tout le monde. Sur Twitter, ils ont été nombreux à s'insurger contre ce qu'ils qualifient de racisme anti-asiatique. Il a également publié un message d'excuse teinté d'ironie, dans lequel il "demande pardon" mais précise entre parenthèses: "dans un monde policé, ne jamais oublier de s'excuser."

"Ça banalise le racisme anti-asiatique"

Ce qui n'a pas suffi à convaincre ses détracteurs: "Quand je vois le nombre de personnes/enfants subir le racisme à cause du virus, je pète un câble quand je vois des 'célébrités' telles que Nicolas Bedos faire des 'blagues', car ça banalise le racisme anti-asiatique auprès des Français", écrit l'une d'entre eux. 

Le réalisateur de La Belle époque, nommé à 11 reprises aux César, a également reçu de nombreux messages de soutien. Beaucoup appellent à la "liberté d'expression" ou au "second degré" et rappellent qu'il a fait de "l'humour noir" sa marque de fabrique. 

Pas de quoi perturber le principal intéressé, qui campe sur ses positions. Ce lundi, l'acteur publie la vidéo d'une vache qui beugle: "Gisele va vous dire ce qu'elle pense de ceux qui voient du 'racisme oppressif' dans la moindre blague sur l'actualité", écrit-il en légende.

Benjamin Pierret