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Séparation de Daft Punk: ces morceaux samplés dans les tubes du duo électro

Le duo Daft Punk le 26 juin 2014 à Los Angeles

Le duo Daft Punk le 26 juin 2014 à Los Angeles - Robyn BECK © 2019 AFP

Le duo français tire sa révérence après une carrière de 28 ans. Les deux pionniers de la Feanch Touch se sont inspirés à plusieurs reprises de titres oubliés pour en faire des classiques de l'électro.

Ils ont fait danser le monde entier pendant près de trente ans. Les Daft Punk, qui ont annoncé leur séparation ce lundi au terme d'une carrière lancée en 1993, ont bâti leur légende en amenant la French Touch sur le devant de la scène au travers de tubes planétaires. Pour réaliser ces derniers, le duo électro français s'est parfois inspiré des bases musicales de morceaux d'autres artistes pour les sublimer et en faire des chansons calibrées pour les dancefloors.

Harder, Better, Faster, Stronger, Digital Love ou encore Contact: certains des tubes les plus emblématiques du duo formé à Paris par Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ont samplé un ou plusieurs morceaux de leurs pairs. Retour sur certains des exemples les plus marquants.

Harder, Better, Faster, Stronger (2001)

À l'aube du troisième millénaire, les Daft Punk sont de toutes les playlists grâce au tube planétaire One More Time, extrait de leur deuxième album Discovery. Pour enchaîner après ce succès, le duo choisit Harder, Better, Faster, Stronger comme nouveau single extrait de ce disque. Et ce dernier titre constitue l'un des samples les plus évidents des deux musiciens: ils y reprennent la base de Cola Bottle Baby, titre de l'artiste funk Américain Edwin Birdsong sorti en 1979.

Digital Love (2001)

Discovery est constitué de plusieurs samples, parmi lesquels le morceau Digital Love, autre single extrait de l'album. On y retrouve la mélodie d'un autre artiste funk des années 1970, George Duke, sur son morceau I Love You More de 1979.

Crescendolls (2001)

Crescendolls, morceau plus confidentiel de Discovery, remixe une orchestration de Little Anthony and The Imperials, un groupe américain de rhythm and blues fondé dans les années 1950. On entend distinctement cette reprise à 2'25 dans le titre de Daft Punk, et à 2'06 dans la chanson d'origine, Can You Imagine.

Robot Rock (2005)

Il s'agit sans doute de l'un des samples les plus évidents de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. Robot Rock est extrait de leur troisième opus sorti en 2005, Human After All. La mélodie obsédante de ce morceau provient du groupe de funk Breakwater dans leur titre Release The Beast, sorti en 1980. Inchangée d'une chanson à l'autre, on la reconnaît des les premières secondes des deux titres.

Contact (2013)

Cette année-là, Daft Punk sort son ultime album (sauf surprise), Random Access Memories, triomphe mondial récompensé par cinq Grammy Awards dont celui d'album de l'année. Sur ce dernier opus figure le morceau Contact, qui mêle un morceau de 1982 avec... un enregistrement de la Nasa.

Contact reprend le synthétiseur de We Ride Tonight, morceau du groupe de rock australien The Sherbs (ou Sherbet), et pose dessus un enregistrement de l'agence gouvernementale américaine durant la mission Apollo 17, en 1972.

Outre ces utilisations officielles, il existe également des samples plus polémiques. Le site Who Sampled rapporte que leur tube One More Time reprendrait un élément de la chanson More Spell On You d'Eddie Johns (les similitudes sont entendues à 0'22 dans ce morceau) mais Thomas Bangalter aurait assuré qu'aucun sample ne figurait dans son morceau. D'après le même site, le titre Da Funk qui leur a permis d'obtenir une première renommée en 1995 s'inspirerait, de manière très discrète, de I'm Gonna Love You Just a Little More Baby de Barry White, de Bounce, Rock, Skate, Roll de Vaughan Mason and Crew et utiliserait un enregistrement de la Hollywood Edge Sound Effects Library.

Les morceaux de Daft Punk ont eux aussi fait l'objet d'un nombre incalculable de samples. L'un des exemples les plus marquants est celui du rappeur Kanye West avec son tube Stronger sorti en 2007, dans lequel il reprend Harder, Better, Faster, Stronger.

https://twitter.com/b_pierret Benjamin Pierret Journaliste culture et people BFMTV