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Révocation du droit à l'avortement: le chanteur du groupe Green Day renonce à la nationalité américaine

Billie Joe Armstrong, chanteur du groupe Green Day lors d'un concert à Chicago en 2021.

Billie Joe Armstrong, chanteur du groupe Green Day lors d'un concert à Chicago en 2021. - Timothy Hiatt - AFP

En réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l'avortement, le chanteur du groupe Green Day a annoncé, lors d'un concert, qu'il allait s'installer au Royaume-Uni.

Billie Joe Armstrong ne veut pas être un American Idiot. En pleine tournée "Hella Mega", aux côtés de Fall Out Boy et Weezer, le leader du groupe Green Day a réagi à la décision de la Cour suprême prise vendredi de révoquer le droit à l'avortement aux États-Unis, assuré par la loi fédérale Roe v. Wade.

Sur la scène du London Stadium, le chanteur a déclaré qu'il comptait renoncer à sa nationalité américaine et qu'il allait s'installer au Royaume-Uni.

"Il y a trop de conneries dans le monde pour retourner dans ce putain de pays misérable. Je ne plaisante pas, vous allez entendre beaucoup parler de moi dans les prochains jours", a-t-il déclaré à la foule avant de scander "F*ck America".

Pluie de réactions de stars américaines

Depuis la décision prise par la Cour suprême américaine, de nombreux artistes se sont mobilisés pour dénoncer cette révocation. Certaines comme Taylor Swift, Olivia Rodrigo et Phoebe Bridgers se sont servies des réseaux ou de la scène pour faire valloir leurs revendications.

D'autres tels que Lizzo ou Rage Against the Machine ont annoncé faire des dons au planning familial américain.

L'emblématique arrêt Roe v. Wade, qui depuis 1973 garantissait le droit des Américaines à avorter, a été révoqué le 24 juin 2022, la majorité des juges l'estimant aujourd'hui "totalement infondé". Chaque Etat est donc désormais libre de l'interdire.

Les gouverneurs de Californie, d'Oregon et de Washington ont déjà annoncé une initiative commune pour garantir l'accès à l'avortement. Mais plusieurs États, dans le sillage du Missouri, qui a annoncé dès le 24 juin être le "premier" État à interdire l'avortement, ont dores et déjà pris la même décision.

Carla Loridan