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David Gilmour et le créateur du jingle de la SNCF en bisbille

David Gilmour, en concert à Paris en 2006.

David Gilmour, en concert à Paris en 2006. - Pierre Andrieu - AFP

D'abord ravi que son jingle ait été repris par David Gilmour pour sa chanson Rattle That Lock, son auteur a par la suite assigné l'ex-Pink Floyd en justice.

Rien ne va plus entre l'auteur du jingle de la SNCF et l'ex-Pink Floyd David Gilmour, qui a utilisé les quelques notes diffusées dans toutes les gares de France. Comme le révèle Télérama ce lundi, l'affaire a été portée par les tribunaux et n'est toujours pas réglée. Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices.

En juillet 2013, l'ex-Pink Floyd David Gilmour, tombé amoureux du jingle de la SNCF, l'enregistre sur son smartphone et décide de l'intégrer dans une chanson. Ce sera Rattle that Lock, extrait de l'album du même nom, sorti en septembre 2015.

"C'était difficile de dire non"

Pour faire les choses bien, David Gilmour contacte le créateur du jingle, Michael Boumendil, fondateur de la société Sixième son. Ce dernier s'en félicite à l'époque, dans les nombreuses interviews consacrée à cette "belle histoire". 

"Il m'appelle et dit 'je suis guitariste, je suis du groupe Pink Floyd'. "ll m'explique qu'il était dans une gare et qu'il est tombé amoureux de cette petite musique SNCF et qu'il a envie d'en faire une chanson ou plutôt de se laisser inspirer pour en écrire une chanson. Qu'il me propose d'en co-écrire le titre. C'était difficile de dire non", expliquait-il alors à BFMTV.

Un contrat est signé entre la société de David Gilmour et Sixième Son. La SNCF donne également son accord pour l'utilisation du morceau. Tout au long du processus créatif, David Gilmour tient Michael Boumendil au courant, l'invite à Londres sur la péniche qui lui sert de studio, en juin 2015, pour lui faire écouter la chanson finale. Le créateur du jingle semble heureux de la collaboration. 

Changement de ton

Pourtant, après la sortie du single Rattle That Lock en juillet 2015, Michael Boumendil change de ton et en décembre 2016. Alors que le morceau cartonne, il assigne en justice la société de David Gilmour, au motif qu'il a utilisé non pas les notes du jingle, mais le son que diffuse la SNCF dans les gares. Des avocats sont engagés des deux côtés et Sixième Son réclame 450.000 euros. 

Si le tribunal a tranché en mai 2019 contre Michaël Boumendil, rejetant les accusations de contrefaçon et le condamnant à rembourser les frais de justice engagés par David Gilmour, l'affaire n'est pas terminée pour autant, puisque le plaignant a déposé un appel.

Magali Rangin