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Aya Nakamura et Angèle, icônes pop et féministes pour le New York Times

Aya Nakamura et Angèle

Aya Nakamura et Angèle - Captures d'écran YouTube

Le quotidien américain propose une sélection d'artistes européens à suivre, parmi lesquels figurent les deux chanteuses.

La pop francophone arrive aux oreilles des Américains. Aya Nakamura et la Belge Angèle, deux des noms les plus importants de la scène émergente, sont citées par le New York Times comme deux talents à suivre. 

Les chanteuses figurent parmi une sélection de 15 artistes européens à connaître, selon le quotidien. La première est recommandée pour les fans de Rihanna et Drake, la seconde est censée parler aux amateurs de Lana Del Rey

Féministe malgré elle

Le quotidien new-yorkais évoque le titre Djadja, dont les rimes ont été reprises lors de manifestations contre les violences sexistes, en novembre dernier. Aya Nakamura assure, auprès du journal, qu'elle ne se voit pas comme une représentante féministe:

"Pourquoi j'en parlerais dans mes chansons? Ce serait trop compliqué. Je ne vais pas m'inventer un rôle, ça sonnerait faux. Mais je suis contente si mes chansons parlent d'elles-mêmes."

Elle évoque, néanmoins, son combat pour la représentation des femmes noires: "J'ai grandi sans icônes féminines noires et françaises. Il est temps que ça change." Sur Twitter, elle ne cache pas sa fierté d'être citée par le journal. 

"L'équivalent français de #MeToo"

Le New York Times s'attarde également sur la sensibilité féministe d'Angèle, la présentant carrément comme "peut-être la plus grande star de la pop francophone". Le journal évoque son triomphe fulgurant, ses concerts dans des salles accueillant des milliers de spectateurs et le succès de Balance Ton Quoi, "dont le titre est un jeu de mot avec l'équivalent français du hashtag #MeToo (ndlr: le hashtag #Balancetonporc):

"Quand j'ai écrit Balance Ton Quoi, ce n'était pas politique à mes yeux", explique la chanteuse. "C'était simplement des faits. On ne peut pas marcher dans les rues sans avoir peur et, en tant que femme, nous sommes moins prises au sérieux qu'un mec." 

Le journal cite également son frère, Roméo Elvis, presque supplanté par le succès de sa cadette: "Je le savais depuis le début. Il y a trois ans, je disais: 'Angèle sera la plus grande'."

La langue de Molière est également représentée par une troisième artiste dans la liste du New York Times, la suisse Vendredi sur Mer. La sélection présente des artistes venus des quatre coins du Vieux Continent, des Russes de IC3PEAK à l'Espagnol C. Tangana. 

Benjamin Pierret