BFMTV

Coulisses de la Fashion Week: bien placer les invités, un enjeu des défilés

Toute la planète mode est réunie en ce moment à Paris pour la Fashion Week. Des stars, des personnalités influentes, des stylistes se pressent aux défilés des grands noms. Les organisateurs des défilés doivent alors jongler pour contenter tout le monde dans l’attribution des places.

Le front row ou premier rang est l’objet de toutes les convoitises. Aux défilés de la Fashion Week de Paris, l’attribution des places du premier rang est l’objet d’un véritable casse-tête quasi géostratégique pour les organisateurs.

Très convoité, le premier rang est synonyme d’influence pour les quelques privilégiés qui ont l’occasion de s’y asseoir. Lors du placement des invités, il faut donc éviter les impairs et ménager les égos, voire les rivalités.

"Ca peut créer des petites tensions ou des petites frustrations, ce qui fait qu’après ça peut rendre le reste de la saison un peu compliquée, pour les journalistes et pour les acheteurs encore plus. S’ils étaient mal placés ou debout, ou à côté de leur pire ennemi, là c’est un peu compliqué", confie Olivier Bourgis, chargé des relations publiques de la maison John Galliano.

Le premier rang, indicateur d'influence

Pour s’éviter tout faux pas, la maison John Galliano a d’ailleurs misé sur un show intimiste ce dimanche dans quatre espaces différents où l’invité est au cœur du défilé.

Dans plusieurs des salles, il n’y a d’ailleurs qu’une seule rangée de chaises. Les moins chanceux assistent au défilé depuis d’autres salles aux deuxième, troisième, quatrième rang, voire debout au fond de la salle. Le premier rang est alors plus que jamais celui où se mesure le pouvoir d'achat, mais aussi les futurs marchés où la marque peut se développer.

"Il y a tout un tas de prospection de boutiques dans lesquelles on souhaite être, de nouveaux marchés que la marque veut conquérir donc oui c’est assez stratégique d’avoir non seulement les gens qui achètent la marque mais aussi surtout des gens de marchés que tu veux conquérir, comme l’Asie, qui est un gros marché pour la maison Galliano", poursuit Olivier Bourgis.

Les habitués du front row sont là pour leur regard acéré et surtout, leur degré d’influence: une simple critique peut renforcer ou détruire la réputation d'un créateur. Pas de réseaux ou de bonnes connexions, le premier rang se mérite avec un objectif: y rester.

C. B avec Séga Kanouté