BFMTV

"Mignonnes": Roselyne Bachelot apporte son soutien à la réalisatrice Maimouna Doucouré

Le film Mignonnes

Le film Mignonnes - Netflix

La réalisatrice, qui a été menacée de mort depuis la mise en ligne de son film sur Netflix, reçoit le soutien du gouvernement français.

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot apporte son soutien à la réalisatrice Maimouna Doucouré, dont le film Mignonnes est accusé par de nombreuses personnalités politiques américaines et des internautes d'"hypersexualiser" des enfants.

"Les critiques virulentes dont le film Mignonnes est la cible prêtent à la réalisatrice une intention qui est en contradiction totale avec le propos de son œuvre. Elles se fondent sur une série d’images réductrice et décontextualisée du film. Mme Roselyne Bachelot-Narquin et Mme Élisabeth Moreno défendent la diffusion du long-métrage de Mme Maimouna Doucouré dans le monde au nom de la liberté de création, pilier essentiel de la vie démocratique. Ce film doit pouvoir continuer à être présenté à tous les publics et à nourrir un débat apaisé fondé sur des lectures éclairées de l’œuvre."

Aux États-Unis, l'ensemble du camp républicain a en effet appelé au boycott de Netflix. Le sénateur républicain Ted Cruz a interpellé dans une lettre ouverte le ministère de la Justice et a demandé le 12 septembre dernier l'ouverture d'un enquête afin de déterminer si "Netflix, ses cadres ou ses auteurs ont violé des lois fédérales sur la production et la distribution de matériel pédopornographique".

La réalisatrice menacée de mort

Mignonnes évoque l'histoire d'Amy, petite Parisienne de 11 ans, qui doit jongler entre les règles strictes de sa famille sénégalaise et la tyrannie de l'apparence et des réseaux sociaux, qui joue à plein chez les enfants de son âge. Elle intègre un groupe de danse, formé par trois autres fillettes de son quartier, dont les chorégraphies sont parfois suggestives, à l'instar de celles de beaucoup de stars de la pop actuelle.

La polémique a commencé mi-août, lorsque Netflix a entamé la promotion du film sur sa plateforme. L'affiche de Netflix montrait les protagonistes du film (rebaptisé Cuties pour le marché américain), des pré-adolescentes, en tenues moulantes et dans des poses suggestives.

La réalisatrice Maïmouna Doucouré a révélé au site Deadline avoir reçu depuis de "nombreuses menaces de mort" à cause du visuel utilisé par Netflix. La plateforme a présenté ses excuses pour la polémique: "Nous sommes profondément désolés pour le visuel inapproprié que nous avons utilisé pour Mignonnes/Cuties. Ce n'était ni bien, ni représentatif de ce film français récompensé au festival de Sundance."

https://twitter.com/J_Lachasse Jérôme Lachasse Journaliste BFMTV