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Public réduit et absence de stars américaines: le festival de Deauville s'adapte au coronavirus

La 46e édition du Festival du cinéma américain de Deauville s'est ouverte vendredi. Un cru bien particulier, adapté aux obligations du Covid-19.

C'est une édition singulière du Festival du cinéma américain de Deauville qui s'est ouverte vendredi. Célébrités absentes, fusion avec Cannes, respect strict des précautions sanitaires: face au Covid-19, ce 46e cru du rendez-vous annuel a préféré s'adapter que renoncer.

Quelques centaines de personnes masquées ont assisté à l'arrivée des stars, non masquées jusqu'à leur entrée dans la salle, et moins nombreuses que les années précédentes. Cette année, les flashes des photographes ne crépiteront que pour les personnalités françaises. À cause du coronavirus, les stars américaines n'ont pas pu faire le déplacement. L'acteur Michael Douglas a dû se contenter d'un message vidéo pour remercier le festival de l'hommage rendu à son père, Kirk Douglas:

"Lorsque mon père est mort cette année, début février, c'était le début du virus du Covid", déclare-t-il. "Et nous n'avons pas pu honorer correctement sa mémoire. Cette soirée, je la vois un peu comme une soirée de commémoration de mon père."

Un peu de Cannes à Deauville

Exceptionnellement, Deauville fera la part belle au cinéma français: neuf films de la sélection du Festival de Cannes 2020, annulé à cause du coronavirus, seront projetés. "Nous unissons un peu nos prestiges", se réjouit Thierry Frémaux, directeur du Festival de Cannes:

"Cela va permettre de montrer de beaux films américains et de beaux films français. C'est bien de leur donner ce coup de projecteur exceptionnel."

Les organisateurs le promettent, cette 46e édition du festival de Deauville sera aussi belle que les précédentes, avec 14 films en compétition et pour les récompenser un jury présidé par Vanessa Paradis. Pour elle, c'est le grand retour dans les salles obscures:

"C'est la première fois que je vais retourner au cinéma", déclare-t-elle. "C'est merveilleux, parce qu'on a tous besoin de culture pour vivre et pour rêver."

Entre les conditions sanitaires strictes et le nombre de places réduites de 30%, le festival n'atteindra pas sa fréquentation habituelle estimée à 60.000 personnes. Mais le port du masque n'empêchera pas le public d'être au rendez-vous.

https://twitter.com/b_pierret Benjamin Pierret Journaliste culture et people BFMTV