BFMTV

Jean-Marie Bigard assure avoir été censuré sur France 2 à cause de son soutien à Marcel Campion

Jean-Marie Bigard

Jean-Marie Bigard - Joel Saget / AFP

L'humoriste devait participer à l'émission Vivement Dimanche diffusée dimanche dernier et s'en prend à France Télévisions.

Jean-Marie Bigard a assuré lundi soir sur le plateau de Touche pas à mon poste qu'il a été interdit d'antenne sur France 2 à cause de son soutien aux municipales à Marcel Campion. L'humoriste devait participer à l'émission Vivement Dimanche diffusée dimanche dernier.

"On a expliqué avec Michel à la chaîne qu'on ne parlerait jamais de Marcel Campion, que je viendrais juste faire la promotion de mon Olympia qui est ma dernière date parisienne", a-t-il expliqué sur la plateau de l'émission de C8. Il ajoute: "En admettant qu'on manque à notre parole, [...] il y a un montage après et on coupe. Dans tous les cas de figure, il y avait aucun risque ni pour que je prenne du temps de parole ni pour quoi que ce soit."

Plus tôt dans la journée, l'humoriste avait affirmé sur son compte Facebook: "Michel Drucker m’a dit qu’il ne pourrait pas me recevoir dans son émission parce que je suis ami avec Marcel Campion. Ça y est, c’est le retour de la dictature d’avant-guerre. Giscard d’Estaing, ce n’est rien à côté."

Respecter les consignes du CSA

Contacté par Le Figaro, France Télévisions a démenti les accusations de Jean-Marie Bigard en précisant qu'il était "samedi dernier en prime time sur France 2 dans Deux heures de rire et de directs présenté par Stéphane Bern et Bruno Guillon et sera prochainement sur France 3 dans une autre émission consacrée à l’humour puis sur France 2 mi-février auprès de Michel Drucker."

Le groupe a seulement déclaré "respecter scrupuleusement les recommandations du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) en matière de temps de parole des candidats et de leurs soutiens." Jean-Marie Bigard, qui a rejoint en octobre dernier le comité de soutien de Marcel Campion, a souvent pris la parole dans les médias au cours des derniers mois pour vivement critiquer l'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo.

Jérôme Lachasse