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César 2017: "Il n'y aura pas de président" après le retrait de Roman Polanski

Le théâtre du Châtelet le 25 février 2006 pour la 31e édition des César

Le théâtre du Châtelet le 25 février 2006 pour la 31e édition des César - Betrand Guay - AFP

Le président de l'Académie a expliqué que la 42e édition des César "n'aura pas de président" après le retrait du réalisateur. Ce dernier, poursuivi aux Etats-Unis pour un viol présumé commis il y a 40 ans, avait évoqué une polémique "injustifiée".

L'Académie des César a annoncé ce samedi que la 42e édition, prévue le 24 février, "n'aura pas de président" après le retrait de Roman Polanski. 

"Le conseil de l'Académie des César a décidé qu'il n'y aurait pas de président. On ne l'a proposé à personne pour des raisons que vous trouverez vite", a déclaré le président de l'Académie des sciences et techniques du cinéma, organisatrice des César, faisant référence au retrait du réalisateur franco-polonais de 83 ans, poursuivi aux Etats-Unis pour un viol présumé commis il y a 40 ans. 

Plusieurs associations avaient lancé une pétition à la suite de la nomination du réalisateur, annoncée mi janvier. En cause, la polémique concernant une affaire de crime sexuel sur une mineure de 13 ans datant de 1977.

Le cinéaste avait déclaré le 24 janvier dernier, qu'il renonçait à la présidence des César, en raison de la polémique, qu'il jugeait "injustifiée". Cette polémique a "profondément attristé Roman Polanski et atteint sa famille" et le réalisateur "a décidé de ne pas donner suite à l'invitation" des organisateurs de la cérémonie prévue le 24 février, explique le communiqué de son avocat, Me Hervé Temime.

Le réalisateur est toujours poursuivi par la justice américaine. Roman Polanski n'a jamais remis les pieds aux Etats-Unis depuis. La Pologne a récemment refusé de rouvrir la procédure d'extradition du cinéaste, et la victime, Samantha Geimer a réclamé à plusieurs reprises l'abandon des poursuites contre lui.

R.I avec AFP