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Renouvellement des RER B: RATP et SNCF refusent la médiation

RATP et SNCF s'opposent à la médiation demandée par Alstom pour discuter du contrat de renouvellement des trains du RER B francilien.

RATP et SNCF s'opposent à la médiation demandée par Alstom pour discuter du contrat de renouvellement des trains du RER B francilien. - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP

Alstom, qui était opposé au groupement Bombardier/CAF, a déposé plusieurs recours, retardant l'attribution, puis la signature du contrat actant la fourniture de 146 nouveaux trains destinés à la ligne B du RER.

La RATP et la SNCF ont indiqué mardi avoir refusé la médiation demandée par Alstom pour discuter du contrat de renouvellement des trains du RER B francilien, attribué à un consortium associant Bombardier Transport -désormais propriété d'Alstom- et l'Espagnol CAF.

"Le groupement RATP/SNCF Voyageurs est attaché à la bonne exécution de ce contrat, essentiel pour les voyageurs en Ile-de-France, dans le respect des règles de la commande publique, qui ne permettent pas de renégocier l'offre ferme déposée", ont expliqué les deux opérateurs.

"Par ailleurs, en confirmant sa dernière offre le 4 janvier, il y a moins d'un mois, le groupement Bombardier/CAF s'est engagé à l'exécuter en cas d'attribution", ont-ils relevé dans un communiqué commun. "Alstom a repris l'ensemble des contrats et engagements de Bombardier en rachetant l'entreprise", ont-ils souligné.

"Des doutes sur la viabilité technique et financière"

Le contrat porte sur la fourniture à la RATP et la SNCF de 146 nouveaux trains destinés à la ligne B du RER, pour 2,56 milliards d'euros financés par l'autorité régionale Ile-de-France Mobilités.

Alstom, qui était opposé au groupement Bombardier/CAF, a déposé plusieurs recours, retardant l'attribution, puis la signature du contrat qui était envisagée avant sa prise de contrôle de Bombardier Transport (effective depuis vendredi 29 janvier).

"Depuis le départ, Alstom a des doutes sur la viabilité technique et financière de l'offre qui a été faite par Bombardier", a expliqué le PDG du groupe français Henri Poupart-Lafarge, lundi sur Franceinfo.

RATP et SNCF veulent "une signature dans les meilleurs délais"

"Ce que nous demandons tout simplement, c'est de s'asseoir deux semaines, trois semaines, autour de la table pour vérifier ensemble avec la RATP (organisatrice de l'appel d'offres, NDLR) et l'Ile-de-France si oui ou non cette offre est faisable", a-t-il plaidé.

"Le groupement RATP/SNCF Voyageurs confirme la poursuite de l'attribution de ce marché au groupement Bombardier/CAF" dont l'offre a été "retenue comme la meilleure", lui ont sèchement répondu les deux opérateurs publics, notant qu'Alstom n'avait pas associé CAF dans sa demande de médiation.

Le duo "souhaite pouvoir procéder à la signature de ce contrat dans les meilleurs délais, (...) dans le respect du droit de la concurrence", ont-ils ajouté.

B.R. avec AFP