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Le plan de la mairie de Paris pour renforcer la propreté dans la capitale dès cet été

Les déchets ne sont pas assez recyclés en Ile-de-France et à Paris.

Les déchets ne sont pas assez recyclés en Ile-de-France et à Paris. - Jacques Demarthon - AFP

Effectifs, fréquences des nettoyages, lieux ciblés... un dispositif spécifique a été pensé pour prendre en charge l'afflux de déchets dans la ville.

Le débat a ressurgi lors du week-end de Pâques: la propreté de la capitale s'est-elle détériorée? Affirmatif, répondent les partisans du mot-dièse #saccageparis, qui ont inondé les réseaux sociaux de clichés de déchets jonchant le sol et de bennes débordantes. Si les élus de la majorité appellent à nuancer le propos, assurant qu'il s'agit d'une problématique ancienne, la mairie a décidé d'enclencher un plan propreté dès cet été.

Car "si la fréquentation des quais, du Champ-de-Mars, n’est pas celle de 2018 ou de 2019, elle reste très importante car beaucoup de Parisiens, de Franciliens et même de Français sortent, relève Colombe Brossel, adjointe déléguée à la propreté, dans les colonnes du Parisien. Il y a une belle affluence dans notre espace public". Et par conséquent une quantité de déchets plus importante à traiter.

"Depuis la fin du confinement, on a vu refleurir les lieux de sortie. Quand les bars et restaurants étaient encore fermés, beaucoup de personnes déjeunaient dehors. Alors en concertation avec les maires d’arrondissement, nous avons installé des bacs de collecte en plus grand nombre dans 50 lieux identifiés et les agents passent plus souvent plus les ramasser", détaille-t-elle.

De nouvelles sanisettes installées

Dans le même temps, les effectifs ont été renforcés dans les secteurs les plus en proie aux problèmes de propreté l'été: Paris Plages, les quais de Seine ou encore les 5e et 6e arrondissements, appréciés des touristes.

Des sanisettes ont en outre été installées, notamment dans le quartier Oberkampf, "où l'urine était un sujet très présent". "Les riverains n'en pouvaient plus", assure Colombe Brossel. Et l'élue de poursuivre: "Nous allons aussi installer des détecteurs de mouvements. Ils s’allumeront automatiquement dans certains endroits identifiés comme recoins à pipi. Je rappelle d’ailleurs que les gens qui le font risquent 135 euros d’amende".

Ce dispositif estival confirme une volonté plus forte de la mairie de se saisir des problématiques de propreté. Anne Hidalgo a confirmé au mois d'avril qu'elle tiendrait sa promesse de campagne: multiplier par deux le budget alloué à la propreté, de 500 millions à un milliard d'euros.

Décentraliser la gestion de la propreté

La maire de Paris souhaite également miser sur la décentralisation pour gagner en efficacité. "Je ne pense pas qu'on puisse s'occuper de problèmes de propreté au quotidien dans les quartiers depuis un niveau central, qu'est l'Hôtel de ville de Paris", avait-elle indiqué sur RTL.

"Il y aura une feuille de route territorialisée, confirme Colombe Brossel. Les maires doivent pouvoir avoir recours aux éboueurs, aux laveuses… Ce sont eux qui savent, grâce aux retours qu’ils ont des habitants et de leurs services, où il faut agir et nettoyer." Ces nouvelles prérogatives devraient être attribuées aux élus d'arrondissements à la rentrée.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions