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Grand Paris: Patrick Ollier finalement réélu à la présidence de la métropole

Patrick Ollier en 2017.

Patrick Ollier en 2017. - Bertrand Guay - POOL - AFP

Le maire de Rueil-Malmaison, un temps écarté après avoir perdu une primaire de la droite mardi, a finalement a été réélu à la tête de la Métropole du Grand Paris.

Surprise au Grand Paris. Écarté dans un premier temps de la course pour la présidence de la métropole, Patrick Ollier, 75 ans, a finalement été réélu ce jeudi au terme d'un vote à rebondissements. Le président sortant a recueilli 133 voix sur 137 suffrages exprimés.

Pourtant, le président sortant partait perdant. Initialement, il n'était d'ailleurs même pas candidat ce jeudi, après avoir été battu en début de semaine lors d'une primaire de la droite. Le maire de L'Haÿ-les-roses, Vincent Jeanbrun, fidèle de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse lui avait été préféré.

Pas candidat mais 9 voix au premier vote

Mais au terme d'un premier vote jeudi, Patrick Ollier a tout de même recueilli 9 voix . Il restait néanmoins loin derrière Vincent Jeanbrun (79 voix), Philippe Laurent (73 voix), Patrice Leclerc (26 voix) et Daniel Guiraud (16 voix).

Mais en l'absence de majorité après ce scrutin, le jeu des alliances s'est mis en place. A l'issue d'une interruption de séance, Patrick Ollier a finalement présenté sa candidature, se déclarant "candidat de rassemblement". Les autres prétendants à la présidence ont eux retiré un à un leur candidature.

C'est donc le maire de Rueil-Malmaison qui a été reconduit pour un nouveau mandat à la tête du Grand Paris. A la tribune Patrick Ollier a dit vouloir "être utile aux maires" qui composent la Métropole. "La Métropole du Grand Paris a gagné, elle a reconduit à la présidence quelqu'un qui, avec son équipe, a tout fait pour que cette métropole soit le plus utile possible aux communes qui la composent", a-t-il ajouté.

"La grande duchesse de la métropole s'appelle Madame Hidalgo"

De nombreux élus de la droite avaient quitté la salle pour le second vote, contestant des tractations entre les proches d'Anne Hidalgo, le président sortant et les centristes de l'UDI.

"Depuis des années, Valérie Pécresse essaye de dynamiter de l'intérieur comme de l'extérieur cette métropole", a déclaré devant la presse Anne Hidalgo, qui confortée après la réélection de Patrick Ollier, a rappelé à sa rivale que "la MGP ne peut pas être l'otage du démarrage d'une campagne régionale".

La présidente de la région critique régulièrement l'institution, qu'elle jugeait même "inutile" en 2017, plaidant plutôt pour une structure unique "région-métropole".

"Ce n'est pas la démocratie mais le népotisme", a dénoncé le candidat malheureux, Vincent Jeanbrun, après avoir quitté l'assemblée. "On a la grande duchesse de la métropole, qui s'appelle Madame Hidalgo, et qui a donné, comme à la noblesse de la grande époque, les postes, les fauteuils et les délégations", a-t-il taclé.

Une institution méconnue et contestée

Le Grand Paris regroupe la capitale et 130 communes d'Ile-de-France, pour plus de sept millions d'habitants, mais son existence même et son périmètre sont contestés.

A son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé en juillet 2017 son intention de réformer cette métropole peu connue pour la hisser aux standards internationaux. Il entendait en simplifier les structures pour éviter notamment les doublons avec les autres niveaux de collectivité (communes, départements, régions IDF), mais le projet s'est enlisé.

Benjamin Rieth avec AFP