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Explosion rue de Trévise: Rachida Dati demande la création d'un fonds d'urgence pour les victimes

La maire du 7e arrondissement a écrit à Anne Hidalgo pour créer un fonds temporaire "afin d'adoucir la situation des victimes", alors que la polémique grandit sur la lenteur du processus d'indemnisation.

Alors que la polémique enfle entre les victimes de l'explosion de la rue de Trévise et l'exécutif parisien, la maire du 7e arrondissement, Rachida Dati, a décidé d'y ajouter son grain de sel mardi.

Dans une lettre adressé à Anne Hidalgo, et partagée sur Twitter, la présidente du groupe d'opposition au Conseil de Paris "Changer Paris" demande la création d'un fonds d'aide sociale d'urgence: "Il aura pour objet d'aider à la prise en charge des frais et d'apporter (...) l'aide nécessaire afin d'adoucir la situation des victimes avant la fin de la procédure. Elle seule ouvrira droit à une totale indemnisation", écrit l'édile dans son courrier publié sur Twitter.

La municipalité "pas à la hauteur"

Rachida Dati critique la mauvaise prise en charge par la mairie de Paris des 400 sinistrés de l'explosion de la rue de Trévise qui avait fait 4 morts (dont deux pompiers) et 66 blessés le 12 janvier 2019 dans le 9e arrondissement.

"Indéniablement, chacun peut le constater, la municipalité n'a pas été la hauteur", pointe-elle, "la mairie de Paris aurait dû mettre en place un guichet unique d'aide aux victimes (...) qui aurait évité à celles-ci de se voir rejetées d'un service à l'autre".

Depuis plusieurs semaines maintenant, certaines victimes de la rue de Trévise, comme Inès, grièvement blessée lors de l'explosion, reprochent à la mairie de Paris de tergiverser au sujet de l'indemnisation des victimes. Sur Twitter, Inès a justement remercié la maire du 7e de son courrier à Anne Hidalgo et appelé tous les élus du Conseil de Paris à faire de même.

Après avoir annoncé l'approvisionnement d'une enveloppe de 20 millions d'euros pour aider les victimes, la mairie de Paris a indiqué sa volonté de signer un accord-cadre d'ici la fin de l'année 2021 pour permettre l'indemnisation totale et définitive de toutes les victimes.

Mais des point de blocages subsistent encore. La mairie de Paris ne souhaite pas que l'accord puisse valoir reconnaissance de culpabilité, concernant les responsabilités de l'explosion, a expliqué Emmanuel Grégoire lors du dernier Conseil de Paris la semaine dernière. Selon France Bleu, l'équipe municipale espère néanmoins que la signature de l'accord-cadre sera actée au Conseil de Paris du mois de novembre.

Louis Chahuneau