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Explosion de la rue de Trévise: un médiateur désigné

Quatre personnes sont mortes dans le drame, causé par une fuite de gaz. Plus de deux ans après l'incident, les négociations d'indemnisation n'avancent pas. Un médiateur a été nommé pour tenter de trouver une solution.

Deux ans et demi après l'explosion de la rue de Trévise qui a fait quatre morts, des blessés et privé de logement de nombreux habitants, les victimes n'ont toujours pas été indemnisées. Alors que la procédure s'annonce longue, et qu'aucune date n'a été arrêtée pour le procès, le tribunal judiciaire de Paris vient donc de nommer un médiateur pour tenter trouver un accord.

Mais les associations des victimes de la rue de Trévise ne sont pas satisfaites par cette proposition.

Tout d'abord parce qu'il va falloir payer le médiateur alors que pour bon nombre de victimes, la problématique principale c'est justement d'être indemnisé. Certaines d'entre elles n'ont pas les moyens et doivent même reculer des actes chirurgicaux. De plus selon elles, le médiateur ne fera pas avancer leur situation.

Aucun terrain d'entente trouvé

La question des protagonistes présents autour de la table des négociations pose aussi question aux victimes. A l'heure actuelle, seul GRDF qui est assigné en référé, s'est dit prêt à participer à la médiation, sous réserve que d'autres acteurs du dossier soient présents. Mais pour le moment aucun terrain d'entente n'a été trouvé entre la mairie de Paris, les syndics des immeubles et les victimes.

"Le médiateur a été trouvé, il y a eu des réunions avec les avocats et les parties mises en examen qui sont la mairie de Paris, le syndic de copropriété. Ces réunions n'ont rien donné" regrette sur BFM Paris Linda Zaourar, présidente de l'association VRET pour la rue de Trévise et rescapée du drame.

"C'est toujours le flou"

"Il n'y a toujours pas de calendrier, toujours pas. C'est toujours le flou par rapport à la prise en charge des victimes. Les problématiques sont toujours les mêmes" poursuit Linda Zaourar.

Pour les victimes cette médiation est synonyme de retour en arrière puisque la situation leur semble être à l'arrêt depuis plusieurs mois. Elles espèrent aujourd'hui que la mairie de Paris et les syndics des immeubles viendront à la table des négociations mais l'espoir est mince.

Si la médiation n'aboutit pas ou n'est pas acceptée par les parties, "l'affaire sera plaidée à l'audience et une décision sera rendue", indique dans Le Parisien la présidence du palais de justice de Paris. Une audience qui doit avoir lieu le 1er septembre.

Pour rappel, en septembre dernier, la mairie de Paris et un syndic de copropriété ont été mis en examen pour "homicides et blessures involontaires" ainsi que pour "destruction, dégradation ou détérioration par l'effet d'une explosion ou d'un incendie".

Garance Amespil et Alicia Foricher