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Des chiens pour détecter le Covid-19? Une expérimentation lancée en Île-de-France

Des chiens sont entraînés à détecter les personnes positives au Covid en Île-de-France.

Des chiens sont entraînés à détecter les personnes positives au Covid en Île-de-France. - BFM Paris

Des tests vont être menés avec des chiens pour déterminer scientifiquement leur capacité à identifier les personnes positives au Covid-19 grâce à leur odorat.

Déjà capables de détecter des maladies comme le cancer et le diabète, les chiens pourraient également identifier des personnes porteuses du Covid-19. Pour confirmer scientifiquement cette capacité, une expérimentation a été lancée dans la région Île-de-France.

"Les scientifiques sont persuadés que ça va marcher", s'est déjà réjouie mercredi Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, en visite à l'école nationale vétérinaire d'Alfort, qui a lancé dès mars 2020 une expérimentation avec ces chiens.

2000 prélèvements

Jusqu'au 24 février, plusieurs chiens de pompiers -cinq du SDIS78, un du SDIS60- et trois chiens spécialisés, venus en renfort des Emirats Arabes Unis, sont mobilisés pour effectuer des dépistages. Pour réaliser cet essai, ils ont été entraînés pendant deux mois à reconnaitre "l'odeur" du virus sur les personnes positives.

"Une fois que c'est acquis, on prend des prélèvements sous les aisselles des gens, qu'on met dans des petits bocaux. Quand le chien reconnait le virus, il tape dedans", explique à BFM Paris Didier Roisse, officier expert du SDIS60, dresseur de Joy, l'un des chiens sélectionnés pour réaliser cet essai.

Au total, près de 2000 prélèvements doivent être réalisés dans les prochains jours. A chaque fois, les personnes volontaires sont soumises à un classique test PCR nasopharyngé, un test PCR salivaire -dont l'efficacité est aussi cours d'étude- et un test olfactif canin.

Bientôt dans toute la France?

Si ces essais concluants, l'objectif suivant est "la validation de cette technique par les autorités sanitaires", indique la région Île-de-France dans un communiqué, pour déployer ce dépistage sur l'ensemble du territoire.

Il va falloir cependant augmenter les moyens, prévient le professeur Dominique Grandjean, à la tête de la petite équipe de trois personnes qui a conduit dès le printemps 2020 les premiers essais à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort.

"Pour l'instant, on n'a que l'OMS qui nous aide et une ou deux entreprises privées qui nous font des dons. Il faut qu'on grossisse notre équipe en ressources humaine", a-t-il expliqué.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions