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Des centaines de personnes "honorent" Samuel Paty dans sa ville d'Eragny-sur-Oise

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes dans la ville où résidait le professeur d'histoire-géographie, assassinée il y a un an jour pour jour.

Des centaines de personnes ont salué samedi la mémoire de Samuel Paty lors d'une cérémonie à Eragny-sur-Oise, ville du Val-d'Oise où le professeur vivait et a été assassiné il y a tout juste un an.

"Il habitait ici, il a été tué ici. Il faut absolument se souvenir de choses malheureuses comme ça, cette barbarie nous a bouleversées", confie Maguy, 75 ans, approuvée par son amie Colette, toutes deux résidant près des lieux du drame.

Comme beaucoup d'habitants de cette ville paisible de 17.000 habitants au nord-ouest de Paris, elles ont tenu à participer à la cérémonie organisée par la Ville devant un gymnase.

L'éducation, "l'arme la plus puissante du monde"

Avant les discours, des adolescents membres du conseil municipal des jeunes se sont exprimés à la tribune. "On a eu l'idée de lire un texte sur la liberté d'expression" qu'on a écrit, a expliqué Thaïs-Anne, 14 ans. Une fresque réalisée par l'artiste Alexandre Sarrat a ensuite été dévoilée. Sur le mur du gymnase s'affichait notamment une citation de Victor Hugo: "La liberté commence là où l'ignorance finit".

"L'éducation est l'arme la plus puissante du monde", a martelé Thibault Humbert, le maire (Libres!) d'Eragny-sur-Oise.

Dans son discours, il a appelé à faire "reculer une idéologie mortifère" qui a conduit à cette "cabale absurde".

"Samuel Paty incarnait la parole de la République devant la jeunesse (...). Face au fanatisme, l'oubli et le compromis sont impossibles", a poursuivi Valérie Pécresse, présidente (Libres!) de la région Ile-de-France.

La présidente de la région francilienne, également candidate à l'investiture LR pour la présidentielle de 2022, a demandé à ce que les enseignants soient davantage "soutenus" dans leur mission.

Au même moment, à Paris, une plaque en hommage à Samuel Paty était inaugurée par le Premier ministre Jean Castex au ministère l'Éducation nationale, en présence de sa famille. D'autres hommages seront rendus cet après-midi, à Conflans-Sainte-Honorine où il enseignait, à l'Élysée où sa famille sera reçue par Emmanuel Macron et dans un square que la Ville de Paris va rebaptiser.

Par L.A. avec AFP