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Crack à Stalingrad: Gérald Darmanin veut "faire migrer" toxicomanes et associations "vers un autre lieu"

Depuis plusieurs mois, le quartier Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, est en proie au trafic et à la consommation de crack. Les riverains sont excédés.

Après l'évacuation de la colline du crack en 2019, puis du tunnel Rosa Parks en 2020, au tour du quartier Stalingrad. Dans un courrier adressé au député Mounir Mahjoubi, et consulté par BFM Paris ce lundi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin propose une opération "dans les prochains jours" pour éloigner dealers et consommateurs de cracks.

Depuis plusieurs mois, le quartier est devenu le lieu de rassemblement de nombreux toxicomanes, notamment au niveau de la place de bataille de Stalingrad et du bassin de la Villette, poussant à bout les riverains. Ils dénoncent les incivilités et l'insécurité une fois la nuit tombée.

Les distributions alimentaires ciblées

Interpellé par Mounir Mahjoubi à ce sujet, le ministre indique ainsi réfléchir à "faire migrer la scène ouverte vers un autre lieu parisien, de façon conjointe avec la ville de Paris, en menant une opération contraignante vis-à-vis des toxicomanes et des associations qui les accompagnent". Et il ajoute: "ce nouveau lieu serait occupé provisoirement avec une nouvelle évacuation au bout de quelques mois".

Si des discussions sont en cours "depuis février" avec la ville de Paris, affirme Gérald Darmanin, "l'actualité conduit à envisager qu'elle puisse être organisée dans les prochains jours", précise-t-il.

Le ministre de l'Intérieur cible par ailleurs la mairie dans cette lettre. "Il convient de relever que les distributions alimentaires, qu'elles soient explicitement autorisées par la ville de Paris ou tolérées, contribuent à la création de point de fixation de Stalingrad le soir et la nuit et du Jardin d'Eole en journée", écrit-il.

Simon Azélie