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Couvre-feu en Ile-de-France: la fréquence des transports en commun va diminuer après 21h

La fréquence des métros, bus et RER va être réduite après 21h en raison de la chute de la fréquentation après cet horaire.

Les transports en commun franciliens vont s'adapter au couvre-feu. Dès mercredi, Île-de-France Mobilités va modifier l'offre de transports en soirée "afin de tenir compte de la très forte réduction du nombre de passagers", écrit l'organisme dans un communiqué ce lundi.

Selon les données transmises par Île-de-France Mobilités, la moyenne de fréquentation des transports est de 68% par rapport à la normale en journée. Après 21h, son niveau est de 13% par rapport à la normale "et chute à presque 0 après 23h", écrit l'organisme.

1 métro sur 2 après 21 heures

Si l'offre de transports sera maintenue à 100% de l'ouverture jusqu'à 21h, elle sera donc réduite après cet horaire. Île-de-France Mobilités prévoit ainsi un métro sur deux "dans la limite de 20 minutes de temps d'attente".

La fréquence des bus sera également baissée à un sur deux, excepté pour les lignes très fréquentées ou desservant les hôpitaux. Pour les trains et RER, l'offre va être aussi réduite de moitié, "sauf pour les lignes où le temps d'attente est égal ou supérieur à 30 minutes en temps normal".

Renfort de plusieurs lignes entre 20h et 21h

Par ailleurs, entre 20h et 21h, les lignes de métro 4, 7 et 13 vont être renforcées pour faire face à l'augmentation de trafic à cet horaire. Les autres lignes pourront "être renforcées si nécessaire".

En revanche les vendredis et samedis, les métros et tramways termineront leur service à 1 heure du matin, comme en semaine, au lieu de 2 heures. "Cette mesure de prolongement d'une heure, dont l'objectif est d'inciter les Franciliens à sortir plus longtemps, n'a plus lieu d'être en période de couvre-feu", constate IDF Mobilités.

L'organisme précise que le niveau d'offre de transport sera "analysé quotidiennement" et pourra être adapté en fonction de la fréquentation, notamment après les vacances scolaires.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions