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La première vague de chaleur annonce-t-elle un nouvel été très chaud?

Des Parisiens profitent du soleil sur les quais de Seine, le 23 juin 2020.

Des Parisiens profitent du soleil sur les quais de Seine, le 23 juin 2020. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Depuis mardi, la France connaît une vague de chaleur, avec des pics de température attendus ce jeudi. Si ce mois de juin est loin de la canicule de 2019, il s'incrit dans un été avec des valeurs "globalement supérieures aux normales" en France comme dans le reste de l'Europe.

A peine sortis du confinement, de nombreux Européens sont pris depuis mardi dans une vague de chaleur qui traverse le continent de l'Espagne à la Suède, avec des températures avoisinant les 40°C. La France ne fait pas exception. Ce jeudi s'annonce comme la journée la plus chaude, avec par exemple 35 degrés à prévoir dans la capitale. S'il ne s'agit pas d'une canicule à proprement parlé, cet épisode est le début d'un été qui s'annonce, encore une fois, plus chaud que la normale.

"Nuit tropicale"

Ce jeudi matin, notamment en milieu urbain, les températures minimales étaient très élevées. "A Paris, Lyon pour la première fois de l'été, le thermomètre n'est pas descendu en dessous des 20 degrés, on peut parler de nuit tropicale", observe auprès de BFMTV François Jobard, prévisionniste à Météo-France.

Des températures qui, même pour les minimales, sont bien au-delà des moyennes saisonnières. "En région parisienne, on est parfois à une dizaine de degrés au-dessus d'une moyenne de fin juin", note le prévisionniste. Dans la journée, 35 degrés sont attendus au Mans, à Paris et à Bourges, 34 à Auxerre et Lyon, et 33 à Rouen, Poitiers et Dijon.

Faut-il s'en inquiéter ? "Un tel épisode n'a rien d'exceptionnel", nous assure François Jobard. Et d'ajouter:

"Lorsqu'on regarde les dernières années, entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet, on a connu une vague de chaleur, avec mêmes des épisodes caniculaire. Là, il ne s'agit pas d'une canicule à proprement parler car on est sur un épisode beaucoup plus bref, entre mercredi et jeudi."

Le prévisionniste rappelle les deux violents épisodes caniculaires que la France a subi durant l'été 2019. "L'année dernière à la même époque, nous vivions une canicule exceptionnellement intense pour un mois de juin, avec une pointe à 46 degrés mesurée dans le Gard le 28 juin. Donc pour cet épisode on en est bien loin !"

L'année 2019 a en effet enregistré canicules et records de chaleur. Il s'agissait de la troisième année la plus chaude en France métropolitaine - après 2018 et 2014 -.

Un été plus chaud que la normale

Sans prévoir nécessairement des épisodes aussi violents, Météo-France prévient qu'une grande partie de la France va connaître un été plus chaud et plus sec que la normale.

"Sur les trois mois de l'été, il est prévu des moyennes plus chaudes que les normales", précise François Jobard. Avec ce pic de chaleur, le mois de juin sera le 13e mois consécutif au-dessus de la normale. L'anomalie thermique du mois de juin devrait se situer légèrement au-dessus de zéro", confirme-t-il.

D'ailleurs, les températures devraient être "globalement supérieures aux normales" sur tout le sud de l'Europe, notamment en raison d'une présence plus forte de l'anticyclone des Açores. Des prévisions saisonnières conformes aux tendances liées au réchauffement de la planète, selon les prévisions des climatologues.

E.P avec AFP