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Il est désormais possible de visiter (virtuellement) l'ISS

Il est désormais possible de visiter l'ISS....depuis son ordinateur.

Il est désormais possible de visiter l'ISS....depuis son ordinateur. - Capture d'écran Google Street View

Grâce à une série de 1.700 photos prises par le spationaute français Thomas Pesquet pendant son séjour à bord de l'ISS, Google Street View a pu créer une visite virtuelle de la Station spatiale internationale.

La Station spatiale internationale comme si vous y étiez, ou presque. Grâce à des photos prises par le spationaute français Thomas Pesquet pendant ses six mois passés à bord de l'ISS, il est désormais possible de faire une visite de la station, sur Google Street View. Car outre ses nombreuses prises de vues de la Terre, postées tout au long de son séjour spatial sur son compte Twitter, le Français a réalisé une longue série de photos à l'intérieur de la station spatiale, dédiées à ce projet, et qui étaient jusque alors restées secrètes.

1.700 photos, 70 vues panoramiques

Accessible depuis jeudi sur Google Street View, cette visite virtuelle a ainsi été rendue possible par l'accumulation de ces 1.700 clichés inédits capturés par Thomas Pesquet au fil de sa mission de 196 jours. Assemblés, ils ont permis à Google de réaliser 70 vues panoramiques pour donner l'aperçu le plus réaliste possible de l'intérieur de l'ISS. 

Comme pour les destinations terrestres, l'internaute peut ainsi se déplacer à son gré dans la station, en évoluant avec sa souris. Un découpage en modules est proposé, pour explorer les différentes "pièces" de la station, légendées pour expliquer leur fonction. Outre les vues de la Terre à couper le souffle, observables depuis les hublots de la coupole, il est ainsi possible d'évoluer au milieu des entrelacs de fils 

De nombreuses contraintes

Thomas Pesquet et les équipes de Google expliquent que le projet s'est révélé plutôt contraignant, compte tenu du fait que l'ISS est un lieu animé, "où six membres d'équipage mènent leurs recherches et leurs opérations de maintenance douze heures par jour". Ceux-ci n'apparaissent pas sur les images. 

Le spationaute raconte avoir également été contraint par le temps, puisqu'il n'a pu consacrer que 20 heures au projet, sur ses six mois de séjour. Ainsi, les tout derniers clichés ont été pris à la veille de son retour sur Terre, le 2 juin dernier. 

Techniquement, il a fallu redoubler d'ingéniosité, pour parvenir à prendre des clichés stables, sans trépied et en l'absence de gravité. "Nous avons utilisé deux tendeurs attachés de part et d'autre des modules. Ils formaient ainsi un point de repère autour duquel l'appareil devait tourner", fait valoir Alice Liu, responsable du projet au sein de Google Street View. Une fois les photos assemblées, les techniciens de chez Google se sont employés à effacer les limites entre les photos, et donner cette sensation de vue panoramique à 360 degrés. 

A.S.